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L’économie au centre de la visite
Henri de Raincourt, ministre chargé de la Coopération, arrive finalement au Cameroun pour une visite de travail. Selon le communiqué officiel, le ministre français signera le deuxième C2D entre le Cameroun et la France, pour un montant de près de 214 milliards sur 5 ans (2011-2016).
Un programme que l’administration française présente comme le plus important programme de subventions conduit à ce jour par la Coopération française.
Ce deuxième C2D devrait concerner des programmes dans les domaines de l’agriculture, du développement rural et de la sécurité alimentaire (pour 60% du total), du développement urbain, des infrastructures (pour 34% du total) et de la formation professionnelle (pour 4% du total). Le ministre devrait également être reçu par le président de la République, Paul Biya, de retour du sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine qui se tenait à Malabo. Avec le ministre, ils évoqueront les questions de politique étrangère, notamment de la situation en Côte d’Ivoire, de la crise libyenne et de l’insécurité maritime dans le Golfe de Guinée. Mais aussi les relations franco-camerounaises, que de nombreux médias locaux qualifient de tendues.
De nombreux observateurs estiment aussi, que le ministre français devrait remettre officiellement une invitation du chef de l’Etat camerounais à participer à la fête nationale française le 14 juillet. Peu probable, jugent certains autres observateurs. «Le calendrier politique du président pourrait être bousculé», affirment des sources proches du pouvoir. Henri de Raincourt déjeunera enfin avec le groupe d’amitié Cameroun-France de l’Assemblée nationale camerounaise.
Une situation complexe
D’un autre côté, de nombreux économistes pensent que l’impact du C2D reste relatif sur l’économie globale. Il intervient dans de segment de développement à fort besoin d’intrants importés ou à rendement interne limité (Banane, Cacao). Or le volume du C2D est essentiellement constitué des remises de dette qui elles sont libellées en CFA et non en devises étrangères. Pour un pays dont le développement dépend fortement de son stock de devises étrangères (Euros, Dollars), la valeur ajoutée de ce soutien peut être finalement limitée. N’en demeure pas moins que, la France reste le partenaire traditionnel du Cameroun et partage avec lui la langue, l’esprit de démocratie et la volonté commune de rendre les relations plus pertinentes.
