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Abus de confiance : Moïse Albert Njambe interpellé par le Gso

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Mose-Albert-NjambeLe président de SOS dialogue est accusé de faux et usage de faux et de spoliation d’une veuve.  Moïse Albert Njambe a été interpellé dans la matinée d’hier, mercredi 29 juin 2011, par les éléments du Groupement spécial des opérations (Gso), dans les locaux du Centre des chèques postaux (Ccp) de Yaoundé 1er.
Le président de SOS dialogue est accusé de faux et usage de faux et de spoliation de madame veuve Biheng née Ngo Bong Lydie, sa mère adoptive. Moïse Albert Njambe a été, en effet, pris en flagrant délit de faux hier matin, alors qu’il venait toucher, par sa fille interposée à qui il avait remis le chèque, les 85 000 Fcfa représentant la pension retraite de son père adoptif, Salomon Biheng, décédé le 26 février 2009.

Pour piocher dans le compte de son père défunt depuis le 01 janvier 2009, le faussaire avait mis en place un stratagème lui permettant de flouer les responsables du Centre des chèques postaux. Alors que Biheng était à l’article de la mort, il réussira à subtiliser sa carte d’identité et à se faire établir une procuration dûment remplie de sa propre main. Muni de ce document qui lui conférait le droit d’agir en lieu et place du propriétaire du compte et bénéficiant d’une certaine notoriété au sein du Centre où il avait ses habitudes - il y est venu plusieurs fois accompagner son père adoptif de son vivant.

A l’insu de la veuve qui s’échinait à obtenir le jugement d’hérédité lui donnant accès à la pension de son mari en sa qualité d’usufruitière, Moïse Njambe entreprendra d’imiter à chaque fois la signature du défunt pour dépouiller son compte qui, chaque mois, était provisionné. Et pour cause, ni les finances et encore moins le Centre des chèques postaux n’étaient au courant du décès de Salomon Biheng. Une disparition que Moïse Njambe avait intérêt à savamment occulter pour la bonne cause. Mais comme il n’existe pas de crime parfait et que toute chose a une fin, madame veuve Biheng qui n’a pas touché un franc de la pension de son défunt époux depuis 30 mensualités, finira par obtenir le jugement d’hérédité en date du 29 décembre 2010 qui fait d’elle l’usufruitière des biens de son mari et ses enfants cohéritiers. C’est, munie du précieux sésame qu’elle s’approchera d’abord des services des finances en vue de l’obtention du capital décès et de la pension de réversion ; ensuite du Centre des Chèques postaux où le salaire de son mari était viré.

Une surprise désagréable sera au rendez-vous dans les deux cas : elle s’aperçoit que non seulement ledit salaire a continué à passer, mais en plus un individu a touché toutes les mensualités jusqu’au 20 juin dernier. C’est à cette date qu’elle se décide à porter plainte contre inconnu auprès de la Direction régionale de la police judiciaire (Drpj) du Centre à Yaoundé, où une enquête sera diligentée. Après quelques recoupements, les enquêteurs de la Drpj réussissent rapidement à repérer le faussaire. C’est alors qu’un guet-apens est mis en place au Ccp.

Des éléments du Gso sont mis à contribution. C’est hier matin que le poisson mordra à l’hameçon. Comme à l’accoutumé, Moïse Albert Njambe dépêche à la banque sa fille munie d’un chèque de 83 000 Fcfa. Elle est accueillie par la caissière et touche le chèque, histoire de lui faire consommer le délit. Elle est ensuite conduite dans un coin de la banque pour exploitation. Elle résiste et refuse de conduire la police au domicile de son père. C’est alors que la caissière reçoit un coup de fil de Njambe qui ne voit pas revenir sa fille. Et la caissière de lui expliquer qu’une importante somme d’argent a été virée dans le compte et qu’il faudrait émettre un autre chèque à la hauteur dudit montant. Njambe rapplique immédiatement pour se retrouver nez à nez avec les éléments du Gso qui l’interpellent aussitôt et le conduisent dans leur quartier général pour présentation au commandant.
C’est vers 12 heures que le faussaire est ramené par le commandant du Gso sur les lieux du forfait - la Ccp - pour des recoupements et autres vérifications, préalables à l’ouverture d’une enquête à la diligence de la Drpj du Centre où le faussaire a été transféré.

Evariste Menounga
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