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Le fait que de nombreux pays africains aient opté pour le développement de l’énergie hydro électrique n’est pas fortuit. L’hydroélectricité possède deux avantages écologiques majeurs : d’abord, c’est une source d’énergie renouvelable et de loin la plus importante: 90% de l’électricité renouvelable mondiale en provient.
Ensuite, c’est une énergie propre étant donné que les émissions de gaz à effet de serre qui lui sont associées sont très faibles, au regard de celles qui sont entraînées par les autres grandes sources (charbon, gaz, fioul).
De plus, cette source d’énergie est moins chère que les autres. Un kWh produit à partir de l’eau revient à environ 0,01 dollars alors que le coût moyen pour le charbon est de 0,04 et que la plupart des autres énergies (gaz, nucléaire, éolien, solaire) sont encore plus chères. Le kWh issu des générateurs au diesel, fréquemment utilisés en Afrique, coûte quant à eux, de 0,15 à 0,30 dollars. Dès lors, le développement de l’hydroélectricité apparaît incontournable pour le développement durable de l’Afrique.
Un potentiel énorme à exploiter
Avec sept grands fleuves: le Nil, le Niger, le Congo, le Sénégal, l’Orange, le Limpopo et le Zambèze, l’Afrique recèle de 10 % du potentiel hydro-électrique mondial.
Le seul site d’Inga, sur le fleuve Congo, entre Kinshasa et l’Atlantique, possède un potentiel estimé entre 39.000 et 44.000 Mégawatts : plus de deux fois l’équivalent de la puissance du plus grand barrage du monde, celui des Trois-Gorges, en Chine. Mais une petite portion seulement de ce potentiel est utilisée (1 774MW). Et moins de la moitié est opérationnelle. a réhabilitation du site est en cours sur financement de la Banque mondiale et du NEPAD et un troisième barrage devrait être construit en amont d'Inga I et d'Inga II.
