






![]() | Aujourd'hui | 28 |
![]() | Total | 2295028 |
En visite à Douala ce mercredi 22 juin 2011, pour procéder au lancement des travaux de construction de cette centrale à gaz, Badel Ndanga Ndinga, le ministre de l’Industrie et du Développement Technologique, a confirmé le déguerpissement des occupants du site sans pour autant combler leurs attentes. Il les a cependant rassurés quant à la sollicitude des pouvoirs publics « le gouvernement mettra tout en œuvre pour leur payer leurs droits, encore que la procédure est déjà en cours. Il est difficile de vous donner une date d’autant plus que vous connaissez les procédures administratives.» Confirmation a été faite par les responsables de l’entreprise chargée de la construction et de l’exploitation de la Centrale à gaz de Logbaba.
A en croire Jonatha Scoth Barrey, le managing dircetor de Rodeo development limited, « les dossiers d’indemnisation sont sur la table du Premier ministre depuis quelques semaines et seront signés dans des délais acceptables.» D’après les chiffres du recensement effectué en 2010, 104 familles étaient concernées par le recensement. Aujourd’hui, ce sont plus de 200 familles qui sont sous la menace du Gaz.
Opportunités
Adossée sur une superficie de 25 hectares, le site d’exploitation du gaz de Logbaba, situé dans l’arrondissement de Douala 3ème, constituerait une réserve de plus de 25 milliards de mètres cubes. La Rodéo Development Limited, filiale de la victoria Oil and gaz devrait y opérer pendant 25 ans au moins. Ce qui représente une bouchée d’oxygène pour les chercheurs d’emplois. En effet, a en croire les responsables de Rodéo Development Limited, 300 personnes seront employées de manière temporaire pendant 9 mois pour la phase de construction de la Centrale, et 100 personnes de manière permanente pendant la phase d’exploitation.
La centrale à gaz de Logbaba constitue par ailleurs une solution efficace au problème de pollution de l’environnement par les industries. De fait, le gaz de Logbaba viendra substituer les 26.000.000 de litres d’huiles usées utilisées chaque année par les usines camerounaises et de Douala en particulier. Sur un autre plan, la production de gaz au Cameroun devra s’accompagner de la réduction du coût de la production industrielle et la maximisation du profit. A ce propos Emmanuel Fotso, ingénieur polytechnicien et industriel est formel : « Les industries perdent environ 10% de leur production à cause des délestages. Si elles peuvent annuler ces 10%, ce sera déjà une plus-value sur le chiffre d’affaires. Surtout ils ont la possibilité d’avoir le prix du gaz fixe pendant cinq, cela veut dire que les gens peuvent préparer leurs budgets et ne pas être en difficulté en raison de l’augmentation du prix du gasoil ou du pétrole »
Ive Tsopgue
