Présidentielle 2011 : La police encercle le domicile de Mboua Massok à Douala


Le Combattant demande à Paul Biya de ne pas se présenter à l’élection d’octobre prochain. Il est 13h ce mardi 21 juin 2011. Nous sommes à Pk 13 à Bassa Douala.
Les membres (camarades) du parti la Nouvelle dynamique nationaliste commencent au domicile du combattant Mboua Massok. Mais au niveau de l’entrée principale qui conduit à la maison du combattant, une voiture stationnée l’équipe spéciale d’intervention rapide (Esir), de couleur bleu et immatriculé Sn 3997, attire l’attention des visiteurs.
Sept policiers sont à l’intérieur du véhicule. Et deux sont à l’extérieur. Ils dévisagent du regard tous les passants. Trois autres sont postés à la véranda d’un débit de boisson en face du pavillon de Mboua Massok. Dans la cour, des chaises disposées attendent des camarades. Des macarons du parti de la Nouvelle dynamique nationaliste sont installés de part et d’autre de la cour. Au centre se trouve une table sur laquelle sont étalés des pagnes au couleur du Cameroun.
Les militants invités à la réunion présidée par le combattant passent sans problème. D’autres, des journalistes sont interpellés et identifiés. L’incident attire les passants qui s’interrogent sur la présence de cette mobilisation des forces de l’ordre.
Ahidjo et Biya
Très vite ils ont la réponse. Le combattant appelé à la rescousse par un militant arrive en renfort. «Pourquoi empêchez-vous à mes invités d’arriver à la maison? J’ai pourtant le droit et la légitimité d’inviter qui je veux chez moi. Finalement, vous m’interdirez même de faire des enfants», s’exclame le combattant Mboua Massok. «Nous obéissons à la hiérarchie qui demande d’annuler cette rencontre que vous préparez chez vous», rétorque un policier. Mais alors qu’il s’entretient avec deux haut gradés de la police (des commissaires), un des ses militants sort de sa résidence muni d’une machette.
Ladite machette est récupérée par un des éléments de l’Esir de Bonanjo à Douala. Le combattant tente en vain de récupérer sa machette. «J’ai une autre machette, que tout ce qui sont venus me voir emprunte les différentes voies qui mènent à mon domicile. Je verrais si l’on viendra m’interdire d’organiser une réunion chez moi», poursuit le combattant. Les camarades se dirigent au pavillon de la Nodyna. Il est plus de 16h lorsque le meeting prévu deux heures plutôt démarre.
Le combattant commence sa communication. Selon lui, il est temps de déjouer toutes les manoeuvres politiques. «Deux points essentielles me préoccupe. Je demande au président de la République de ne pas se représenter à l’élection présidentielle. L’autre chose est qu’il ne prenne pas sa retraite hors du pays. D’abord parce ce serait dommage d’avoir deux dépouilles de présidents (Ahidjo et Biya) inhumés à l’extérieur. Et ensuite parce qu’il doit répondre de ses actes», précise le combattant pour clore son propos.
Aristide Ekambi