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A l’instar des « grands » leaders de l’opposition tant au Rdpc qu’à l’Undp ou à l’Udc, au Sdf, Fru Ndi devra passer la main ou être contraint à partager son pouvoir pour survivre politiquement.Mezzo voce des noms sont avancés. Parmi les plus cités, il y a l’honorable Fobi Nchinda Simon, vice-président de la commission des finances, mais aussi le bouillant Jean Michel Nitcheu, vice-président du groupe parlementaire Sdf et le sémillant Joshuah Osi, vice président du Sdf (voir Interview ci-contre). Architecte formé aux Usa, directeur de la «Fobi Nchinda Associates», Fobi Nchinda Simon a depuis 1975 participé à la conception d'installations telles que l'hôpital de référence de Douala, l'hôtel Hilton Yaoundé, les logements Cité Verte et Mendong à Yaoundé, ainsi que les cités de Douala Nord. Il a aussi assuré la conception du restaurant et la bibliothèque de l’université de Yaounde1, ainsi que le campus actuel de l'université de Maroua.
Pour des raisons évidentes, au Sdf, depuis les débuts, il a toujours avancé masqué. Actuellement dans l’action militante, il a fait son galop d’essai électoral dans la circonscription Mugheb du district de Bamenda 3. Elu député de Bamenda / Bali, le vice-président de la commission des finances et du budget de l'Assemblée nationale est montée au créneau pour cette législature, et entend d’aller plus loin, au cas où Fru Ndi ne se présenterait pas, pour porter les couleurs du Sdf à la présidentielle. Toutefois, l’honorable Fobi déclare dans le cas contraire rester dans les rangs pour soutenir le chairman. La solution Nitcheu Est-ce aussi le cas de Jean-Michel Nitcheu ? Fidèle du leader Sdf, c’est dit-il, à son corps défendant qu’il est cité comme le candidat en faveur de qui le consensus pourrait se faire, dans le cas ou Fru Ndi ne souhaiterait pas entrer dans la compétition présidentielle. Tard venu au Sdf par rapport aux débuts mouvementés de ce parti, les faits d’armes plaident pour celui qui dirige la plus importante province Sdf du pays.
C’est en janvier 91 qu’il entre dans l’arène politique comme …activiste. Il crée alors le comité pour la libération de Njawé-Monga qui se transformera très vite en ‘Cap liberté’. Il anime les fameuses ‘villes mortes’ jusqu’à la dissolution de Cap Liberté un an plus tard au profit du Rassemblement pour la République, plus connu sous le vocable de Rap. Nitcheu devient le directeur de campagne du candidat Fru Ndi pour le Littoral dans le cadre de l’Arc-Cns. L’imprimeur est au four et au moulin. Après les résultats controversés de l’élection présidentielle de 92, son imprimerie est incendiée. De guerre lasse, il est dans la rue, nommé président du comité de suivi du plan d’action de l’union pour le changement.
Désigné par les forces de répression comme l’ennemi public numéro 1, il fusionne son parti le Rap avec le Sdf et le Cpc du regretté Djoumbi Sango en 1996. Un an plus tard, il est nommé vice-président national du Sdf. En 2002, on retrouve JM Nitcheu tête de liste et mandataire du Sdf aux élections couplées à Wouri 5. Il entre à l’assemblée nationale 5 ans plus tard comme député de Wouri Est. Jusqu’où ira t-il ? Entre l’animation du front du non à la modification de la constitution et la création de la fondation des martyrs, celui qui aura connu 20 arrestations, des évasions et des procès pour incitation à la révolte n’est jamais à court d’idées pour l’avènement de plus de justice et d’égalité dans la société. Mais delà à devenir chairman à la place du chairman, il y a la distance qui sépare la coupe des lèvres, dans un parti qui doit encore se définir par rapport à la nouvelle donne de la transition
