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Gabon-Cameroun: Expulsion des étrangers , braconniers et exploitants illégales d'or de Minkebé , LES CAMEROUNAIS SONT CLAIREMENT " DE MAUVAISE FOI "

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ali-bongo2_mLe gouvernement s'est déclaré mardi , à l'issue du Conseil des ministres , favorable à une enquête internationale par rapport à la situation qui a prévalu au parc de Minkebé, caractérisée par l'exploitation illégale des gisements d'or, le braconnage pratiqués par des personnes vivant en situation irrégulière au Gabon et leur expulsion du pays.

 

Dans le communiqué final rendu publique par le ministre de l'Habitat, Blaise Louembé, le gouvernement gabonais prend l'opinion nationale et internationale à témoin, et indique que « les ressortissants des pays amis ayant posé ces actes qui vont à l'encontre de la sécurité nationale, auraient dû faire l'objet de poursuites judiciaires tout comme les nationaux ».

 

Cependant, a-t-il tenu à relever, citant le communiqué final, « elles ont été simplement reconduites aux frontières, dans le respect des droits de l'homme. Contrairement aux dires des intéressés, il n'y a eu ni torture ni mort d'hommes ». Dès lors, pour présenter aux yeux du monde dans ce parc protégé où des braconniers se sont malheureusement illustrer ces derniers temps par la destruction massive des espèces protéges, le Conseil des ministres a indiqué qu'il « n'est pas opposé à ce qu'une enquête internationale soit diligentée sur le déroulement des faits ».

 

Le ministre de la Défense Nationale Pacôme Ruffin Ondzounga, pour qui le laisser-faire ne pouvait se prolonger aux abords et au cœur de ce parc national, assure que contrairement à ce qui a pu être dit : aucun acte violence, aucune exaction n'ont été commis sur les expulsées.

 

Communiqué du Ministère de la Défense National relatif à la situation du Parc de Minkebe :

Depuis un certain temps, des rapports alarmants font état d'une recrudescence du braconnage à grande échelle des éléphants de l'ordre d'une vingtaine par jour et l'intensification de l'exploitation anarchique de l'or sur le site de Minkébé. En plus de ces activités criminelles, Minkébé est devenu le lieu de tous les trafics notamment du transport de clandestins, de la circulation de toutes sortes de drogues, de la prostitution, de la prolifération des armes à feu de petit calibre.

 

Cette situation préoccupante a atteint son paroxysme avec la découverte récente de 30 carcasses fraiche d'éléphants abattus par des braconniers dans la réserve de Wonga-Wongué. Devant l'indignation fortement exprimée par Monsieur le président de la République gabonaise lors du récent conseil des ministres délocalisé à Koulamoutou, une mission interministérielle rassemblant les ministres de la Défense , de l'Intérieur, et des Mines s'est rendu de toute urgence, le dimanche 29 mai 2011 à Makokou.

 

Cette mission avait pour but de sensibiliser aussi bien les autorités administratives locales que les notables de la province de l'Ogooué Ivindo et leur délivrer le message du président de la République, à savoir :

- La cessation immédiate de l'exploitation anarchique de l'or et,
- L'arrêt immédiat du braconnage des pachydermes.

Parallèlement, une équipe de la Direction générale de la documentation et de l'immigration (DGDI) était transportée sur le site en vue recensement des occupant qui, pour la plupart, soit environ 4 700 étrangers, étaient en situation irrégulière.

 

Le lundi 30 mai 2011, une mission conduite par le chef d'Etat-major général des Forces armées, sur instruction du ministre de la Défense nationale, s'est rendu sur le site de Minkébé pour s'enquérir avec les responsables des communautés vivant sur le site et leur délivrer la même message.

 

L'arrêt total des activités a été fixé au mardi 31 mai 2011 à 16heures, délai de rigueur.

La journée du mercredi 1er juin 2011 a vu les premiers départs volontaires d'une part par la rivière en direction Mayebout, étape intermédiaire avant Makokou, et d'autre part par la piste de Djoum en direction du Cameroun voisin, notamment à l'aide d'une quinzaine de pirogues acheminées sur le site aux fins d'embarcation.

 

Le jeudi 2 juin 2011, le site de Minkébé était fermé pour tous, en dehors des militaires qui y ont pris leurs quartiers pour veiller à la sécurité du site.

L'évacuation de Minkébé s'est déroulée dans des conditions humanitaires plus que satisfaisantes.

Aucun acte de violence, aucune exaction n'ont été commis sur les expulsés.

Chaque individu a pu choisir ce qu'il emportait avec lui, avant de quitter sa case.

En définitive aucun incident, fut-il mineur n'a été déploré.

Face aux allégations tendancieuses de certains médias, le ministère de la Défense nationale tient à opposer un démenti formel aux informations diffusées qui ne reflète en aucun cas la réalité.

Le ministère de la Défense tient à rappeler que sur la foi d'un recensement effectué sur place, sur les 5100 individus dénombrés, seuls 400 personnes sont de nationalité gabonaise et constituent la population habituelle de Minkébé.

Les 4 700 autres personnes se répartissant en 14 nationalités étrangères et étaient pour la plupart en situation irrégulière.

Cette situation, pourtant connue des autorités des pays concernés, n'a pas semblé jusqu'à présent les préoccuper outre mesure.

Or , il est de notoriété publique, et le président de la République, son excellence Ali Bongo Ondimba, la réaffirmé à maintes reprises : le Gabon, qui fait partie du bassin du Congo , a une responsabilité mondiale dans la gestion des écosystèmes et la et la survie de l'humanité.

Il s'agit donc ici d'une situation d'immigration clandestine caractérisée, doublée du pillage des ressources naturelles de notre pays et du massacre d'une espèce protégée de la faune gabonaise.

Les plus hautes autorités de la République ont donc décidé, en toute souveraineté, de mettre un terme définitif à cette situation, en application des textes en vigueur en République gabonaise.

 

Fait à Libreville, le 12 Juin 2011
Le Ministre de la Défence Nationale
Pâcome Rufin ONDZOUNGA

 

On peut donc affirmer sans se tromper que, dans ce dossier , eu égart aux éléments apportés par les deux parties, il apparait clairement que les officiels camerounais sont purement et simplement animés de mauvaise foi et veulent sciemment détourner l'attention de la communauté nationale camerounaise ainsi que la communauté internationale du cuisant camouflet diplomatique qu'ils viennent de recevoir suite au refus de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, de recevoir en audience , le président Camerounais Paul BIYA . http://www.237online.com/201106135854/Actualites/Politiqu...

 

MICHEL OGANDAGA

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