Africa N°1 Le silence radio perdure



Seule la station parisienne poursuit la diffusion de ses émissions uniquement captées en île de France. Depuis le 27 avril dernier, la radio panafricaine a perdu son signal et n’est plus captée au Gabon ainsi que dans plusieurs autres pays d’Afrique.
C’est quelque 30 millions d’auditeurs à travers le monde qui sont ainsi sevrés d’informations. A en croire le quotidien gabonais L'Union, c'est l'opérateur satellitaire Eutelsat qui aurait mis fin à ses prestations à cause des impayés d’Africa N°1. Impayés qui s’élèvent à près de 200 millions de francs Cfa. Il convient de relever que c’est depuis 2001 que la station connaît de sérieux problèmes financiers, notamment après le retrait en ondes courtes de Radio France internationale et de la radio japonaise Nhk. Pourtant, l’arrivée des partenaires libyens avait redonné aux travailleurs un espoir aujourd'hui compromis par la crise politique que traverse la Libye. Cette crise, marquée par le gel des avoirs libyens et l’intervention militaire occidentale, affecte le fonctionnement d'Africa N°1 qui accuse une dette de 1,2 milliard de francs Cfa.
Selon le représentant des intérêts libyens au Gabon, Ali Abubaker, les salaires des journalistes d’Africa N°1 ont été assurés seulement jusqu’en mars 2011. Rappelons que la Libyan jamahiriya broadcasting est devenue l’actionnaire majoritaire d'Africa N°1 avec 52 % du capital, l’Etat gabonais détenant 35 % et les privés gabonais 13 %. La radio panafricaine a été créée le 7 février 1981 avec pour mission de relayer l'information africaine dans le reste du monde et faire entendre la voix de l'Afrique au-delà du continent. Au jour d’aujourd’hui, l’investissement nécessaire pour sa restructuration complète s’élève à 30 milliards de francs Cfa.
J-P.B