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La marche qui s’étend sur l’itinéraire place de la sous préfecture de Yaoundé 1er à la chambre d’agriculture, vise entre autres objectifs, à dénoncer l’inefficacité des solutions proposées par les pouvoirs publics pour résoudre les problèmes de l’agriculture camerounaise. Et de ce fait, attirer l’attention des décideurs sur la baisse continue du niveau de vie des producteurs qui fournissent 95% des produits vivriers au marché local. Ces derniers croupissent, malgré tout, dans une précarité à nulle autre pareille. D’où l’intérêt de l’Acdic à sensibiliser les décideurs sur la nécessité de soutenir ces producteurs qui peuvent accroitre considérablement leur production et améliorer de ce fait leur productivité par l’acquisition des engins ultra modernes à travers la création d’une agence de soutien à la production.
Silence
Pour la manifestation de demain, 900 participants venus des diverses régions du pays sont attendus. Ce sera l’occasion pour le monde rural de présenter quelques fruits de leurs activités quotidiennes. Les agriculteurs et producteurs ruraux seront donc accompagnés de leurs bêtes : chèvres, moutons, pintades, poules, béliers. Une visite guidée de l’enclos conçu pour conserver ces bêtes a été effectuée et les journalistes ont apprécié la grande concentration des animaux qui du reste seront encore plus nombreux rendu à mardi. La circulation des bêtes en ville étant réglementée, les organisateurs de la manifestation paysanne ont réquisitionné les services de deux vétérinaires prêts à intervenir en cas de malaise.
Initialement programmée pour le 13 mai dernier, cette marche avait été reportée à la demande des autorités de la présidence de la République qui l’avaient jugé inopportune à la veille de la fête de l’unité.
Mais, à en croire Bernard Njonga, malgré le report, la déclaration de manifestation publique déposée le 19 mai 2011 dans les services du sous préfet de l’arrondissement de Yaoundé1er, n’a pas connue de suite. Or, selon l’Acdic, les délais légaux tels que prescrits par la loi de 90 sur les manifestations publiques est claire. « La déclaration (…) est faite au district ou à la sous préfecture où la manifestation doit avoir lieu, sept jours au moins avant la date de ladite manifestation. » Entre le 19 mai et le 27 mai, le sous préfet ne s’est toujours pas signalé. Et du coup, les uns et les autres s’interrogent sur le mutisme du chef de terre qui devait en principe, après examen de la demande, délivré un récépissé. S’il juge qu’elle est de nature à troublé l’ordre public, il doit assigner aux organisateurs de la manifestation un autre lieu ou un autre itinéraire, ou l’interdire par arrêté qu’il notifie au signataire de la déclaration.
Or, au moment où nous allions sous presse, c’est le silence radio à la sous préfecture de Yaoundé 1er. Certains estiment que cette fois encore, les autorités pourraient interdire la marche comme ce fut le cas en 2008 lors d’un regroupement dispersé par les forces de l’ordre qui avaient assiégé les bureaux de l’Acdic à la rue Ceper . L’Ong dénonçait alors les détournements opérés au programme maïs du Minader. Lesquels détournements avaient fait l’objet d’une enquête de la Conac.
Floriane Payo
