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Il est libre après quatre nuits passées en prison. Dominique Strauss-Kahn a quitté Rikers Island, à New-York, le 20 mai. L'ancien directeur du FMI, accusé de tentative de viol et d'agression sexuelle, se trouve désormais dans un appartement d'une résidence du sud de Manhattan, près du site de Ground Zero.
Ce logement appartient à la société privée chargée de le surveiller. Un logement étroitement gardé. C'était l'une des conditions requises par la justice américaine pour remettre en liberté l'ex-ministre socialiste. DSK a également rempli les autres, le paiement d'une caution d'un million de dollars et le versement de cinq autres millions en garantie.
Il est sorti vendredi en fin d'après-midi à New York. Le juge avait signé la remise en liberté après avoir réglé les derniers détails avec la défense et le procureur. C'est la femme de Dominique Strauss-Kahn, Anne Sinclair qui a versé la somme qui sert de caution, un million de dollars, à laquelle s'ajoute un dépôt de garantie de cinq autres millions. Mais l'ancien directeur du FMI aura très peu de liberté de mouvement, il devra porter un bracelet électronique à la cheville, accepter une vidéosurveillance et des gardes armés permanents qui resteront également devant sa porte. Ce sont souvent des anciens agents du FBI.
Toutes ces conditions de sécurité sont très coûteuses et qu'il devra payer. Le procureur de New York en évalue le coût à quelque 200 000 $ par mois. Les très rares situations où DSK sera autorisé à sortir de son appartement sont bien définies aussi : les visites à ses avocats, d'éventuels services religieux ou pour des raisons médicales impératives.Toute sortie doit être annoncée au procureur au moins six heures à l’avance. Les visiteurs, pas plus de quatre à la fois, doivent passer à la fouille et avoir le feu vert du tribunal.
Mais c'est justement cet appartement qui a failli au dernier moment compromettre sa libération. Sa femme en avait loué un dans un immeuble de luxe à Manhattan, mais les propriétaires se sont rétractés ayant peur de tout ce déploiement de télévisions et autres médias qui collent depuis le début de l'affaire à Dominique Strauss-Kahn. Et il semble que d'autres bailleurs se soient eux aussi dérobés dans le même souci de tranquillité pour leurs résidents.
D'ailleurs, pour cette raison William Taylor, l'un des deux avocats de DSK, s'en est pris aux journalistes.
