Forêts communales :Près de 90% d’exploitation illégale



Un atelier sur le projet d’appui à l’observation indépendante locale des forêts s’est tenu hier à la chambre d’agriculture à Yaoundé. Les acteurs entendent faire une évaluation de l’exploitation du bois au sein des communautés.
Il était question pour le Centre pour l’environnement et le Développement (Ced), bénéficiaire d’un projet de la coopération canadienne, de poser les problèmes de l’exploitation illégale et de l’impact négatif de celle-ci sur les communautés dans les localités du Haut Nyong et de la Haute Sanaga et de l’Est.
Afin de solliciter un appui des autorités administratives. En effet, « ces localités ont de petits titres et les sociétés qui les exploitent ne les respectent pas. Quelquefois, ils vont au-delà des limites qui sont données dans leur titre d’exploitation. On note aujourd’hui 90% d’exploitation illégales reconnues par le ministre ». Explique Christiane Tobith Nzengue, chef du projet appui à l’observation indépendante locale. Hormis ces raisons évoquées, il y’a des activités illégales accentuées dans les forêts communales, la mauvaise matérialisation de l’Ufa, l’exploitation de la forêt en dehors des superficies concédées à l’exploitation, le non-respect des diamètres minimum d’exploitation, l’abattage d’essence non autorisées, limite non matérialisées des deux titres, le braconnage de la faune et le non-marquage des grumes transportées, le non-respect de la parcelle annuelle, la coupe sous diamètre du bois d’ébène.
Les travaux d’hier ont consisté à trouver des résultats à cette situation persistante et embarrassante pour les communautés. Selon les résultats observés, certaines des 10 localités choisies à l’instar d’Essamso, Déa, Mimbélé et Messodo, l’on a constaté que ce déboisement consécutif entraine la destruction des champs et des routes sans dédommagement, une ouverture de plusieurs bretelles de part et d’autres de la voie publique, une ouverture non autorisée des pistes, un abandon des billes, une destruction des cultures et plantations, une utilisation frauduleuse du numéro de l’Aeb. Du côté du gouvernement, l’action semble difficile, mais il compte frapper fort les exploitants véreux, même si certaines organisations expliquent ne pas remarquer leur action.
Avec les élections, il compte annuler 72 petits titres qui ont expirés la date de six mois cette année: « le ministère a le devoir d’attribuer des titres et de contrôler ces titres. Le titre correspond à une portion de terrain bien définie. Les exactions ne viennent pas du ministère ça vient des exploitants eux-mêmes. Nous faisons toujours un effort de contrôler ces titres à travers la Brigade nationale et les brigades régionales qui assurent le relai sur le terrain. Nous frappons sévèrement notamment dans la Sanaga et à l’Est du Cameroun qui payent des amendes assez élevées ». Affirme Albert Enounga Ela, chef de service des agréments au Minfof.