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Le Comité d’organisation attend toujours l’enveloppe financière que devrait débloquer le ministère des Finances. A Dschang, on tire le diable par la queue pour supporter certaines charges. Après 14 ans d’existence, l’on était en droit de penser que l’on a atteint la maturation dans l’organisation des Jeux universitaires.
Que non ! Jusqu’alors, les esprits éveillés ne comprennent toujours pas pourquoi les parties prenantes font preuve d’anticipation. Il y a un plus d’un an, lorsque l’université de Yaoundé 2 passait le flambeau de l’organisation de la 14e édition à l’université de Dschang. Tout le monde était censé savoir ce qui devrait être fait pour éviter des situations embarrassantes, voire avilissantes. Les mauvaises habitudes ayant la peau dure, les différents intervenants, surtout ceux qui tiennent les cordons de la bourse, tombent dans les mêmes travers. Au point de causer du tort au principal organisateur des Jeux qui n’est autre que le ministère de l’Enseignement supérieur.
Nul besoin de s’attarder sur les multiples contraintes financières qu’impose ce grand moment de rassemblement de la jeunesse estudiantine du Cameroun. Une jeunesse pour laquelle, aime à le réitérer Jacques Fame Ndongo, « le président e la République consent des efforts inestimables ». Et l’on vient à se demander si certains blocages ne sont pas consciemment posés pour discréditer le travail des penseurs. Peut-être que cette année, l’on voulait voir le milieu estudiantin crier au complot. Surtout que cette édition qui s’achève samedi prochain, a connu un report détestable. Un deuxième aurait certainement fait péter les plombs. Et en année électorale, cela aurait été un coup controuvé contre le locataire du palais de l’unité d’Etoudi.
Regrettable
Dieu merci, l’organisation des Jeux universitaires peut continuer à faire confiance à madame le directeur de l’assistance et des œuvres universitaires au ministère de l’Enseignement supérieur, Eno Emma Lafon. Nul ne peut aujourd’hui douter de l’estime et de la confiance dont elle jouit de sa hiérarchie. Au-delà des contributions d’ailleurs insignifiantes venant des participants et autres partenaires, cette dame se serait battue, nous dit-on, comme une diable pour assurer certaines charges dites incompressibles.
Il faut héberger et nourrir les différentes délégations, il faut désintéresser les officiels, il faut, il faut, il faut… Sinon, le fond de la bêtise n’a pas touché. Ce qui n’aurait pas à coup sûr plu au président de la République « apôtre de la nouvelle gouvernance universitaire ». Qu’en sera-t-il après son départ cette dame qui, apprend-on, fera bientôt valoir ses droits à la retraite? La question est posée et suscite des inquiétudes. Quand on le décrie, il n’est nullement pas question de vouloir faire tomber les masques, comme cela est de coutume au Cameroun ? Car, quand un journaliste dénonce, l’on voit directement derrière lui une main qui roule les mécaniques de la destruction. Il s’agit plutôt d’un appel à plus de responsabilité.
J-P.B depuis Dschang
