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Cette association entretenait les médias sur les enjeux de la tenue, du 28 au 30 juin 2011, du séminaire régional de formation sur la promotion, le financement et la gouvernance de l’eau dans les communes et des communautés urbaines. Pour David Claude Mbus, coordonnateur de l’Ong, pour justifier la tenue de ce séminaire qui verra la participation des maires, secrétaires généraux des mairies, des délégués du gouvernement de la région du Littoral et autres, l’eau constitue de nos jours l’un des éléments essentiels des objectifs du millénaire pour le développement. Elle a été et reste reconnue comme droit humain par les Nations Unies. Surtout que toute la communauté internationale est actuellement mobilisée en faveur de la fourniture en quantité et en qualité de cette denrée indispensable à la vie.
Programmation
Ce dernier constate qu’aujourd’hui, la programmation des projets est encore malheureusement la prérogative des ministères. « Ces derniers programment les projets, sans l’apport en amont des communes qui se trouvent simplement en train de se voir conférer la maîtrise d’ouvrage de l’exécution de ces projets. De sorte qu’on est en présence d’une forme de délégation automatique de crédits comme ça peut être le cas entre les services centraux d’un ministère et ses services déconcentrés. Doit-on appeler cela décentralisation ? Que non. Les deux visages de la décentralisation sont indispensables à cette réforme de l’Etat. L’un ne va pas sans l’autre », regrette-t-il, avant d’ajouter qu’en l’absence de l’un, il n’y a pas décentralisation. L’État charitable n’est pas l’État décentralisé.
Dans cette mouvance, rappelle le conférencier, le Cameroun dont les statistiques montrent que à peine 40 et 30% des populations respectivement en zone urbaine et rurale ont accès à l’eau potable. Et le problème va grandissant à cause de la poussée démographique. Ce qui, pense David Claude Mbus, a d’ailleurs poussé le gouvernement à prendre des initiatives sur le plan institutionnel et sur le plan des investissements.
Toutefois, ce pasteur pense que ces mesures ne suivent pas et sont la prérogative des communes et des communautés urbaines qui ont les compétences requises pour la mise en service des forages et autres, après une étude environnementale faite au préalable. Au rang des initiatives prises par l’Etat, certaines compétences ont été transférées aux communes en matière d’alimentation en eau potable ; lesquelles ont pour mission, la maîtrise d’ouvrage et la gestion des puits et forages d’eau dans les localités sous la supervision de l’Etat.
