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Mini-cités universitaires : Le casse-tête de l’insécurité

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essecLes cas d’agressions sont de plus en plus nombreux autour du campus de l’université de Douala. Il y a peu, des malfrats se sont introduits dans une mini-cité non loin du stade Cicam à l’Essec. Portant des cagoules, ils ont dépouillé les locataires de leurs portables, bijoux, argent, ordinateurs, etc. Après avoir enjambé le portail qui jouxte l’entrée des lieux, les malfrats se sont positionnés devant chacune des 20 chambres modernes que compte la mini-cité.
Les forces de l’ordre opérant dans le secteur avouent que les mini-cités durant ces dernières semaines sont les cibles privilégiées de malfrats. Le mode opératoire est connu. « En général, ils arrivent en grand nombre, entre six et douze personnes, cagoulés et armés de machettes ou de « Tchaka », des armes de fabrication artisanales », apprend-on à la brigade de recherche de Ndogbati II, l’une des unités des forces de l’ordre qui couvrent le secteur de l’université.

Les secteurs les plus « prisés » par les malfrats sont le lieu dit carrefour Pendaison vers le campus 2, et les zones voisines des foyers Bamengoum et de l’Eglise du 7e jour. « On ne sait pas pourquoi les cités sont tant visées, alors que les étudiants n’ont pas grand’chose. Les appareils saisis sont écoulés au marché noir, à la casse Bonakouamounang et au lieu dit Ancien 3e », confie un gendarme. Face au fléau, les forces de sécurité ont renforcé la veille autour du campus universitaire. « A présent, nous passons pratiquement la nuit dans les zones les plus ciblées, entre 23h et 5h », déclare un gendarme. Mais les malfrats s’adaptent. Notamment, en surveillant les fréquences des rondes des forces de l’ordre, ou en les envoyant sur des fausses pistes par des appels téléphoniques. « Les bars à proximité du campus posent aussi problème. Ils ferment tard et c’est de là que partent souvent les malfrats après s’être saoulés », complète notre source.

Du côté des étudiants résidents de mini-cités, ce n’est pas encore l’affolement. « Nous essayons d’être plus vigilants car ces malfrats ont souvent des informations précises quand ils attaquent, preuve qu’ils ont des indics parmi nous, ou qu’ils y sont. Si possible, on évite de s’attarder. Certains appellent souvent des amis pour passer la nuit avec eux », estime Roger E., résident d’une cité. Certains préconisent l’installation de portes métalliques plus robustes pour renforcer les ouvertures.

D’autres souhaitent que prenne rapidement forme le projet sur les mesures de sécurité spécifiques autour des cités universitaires et des établissements scolaires annoncé par la DGSN. Mais le salut des étudiants passera sans doute d’abord par eux-mêmes. Très peu de comités de vigilance structurés prennent forme. « Il n’y a pas longtemps, deux personnes armées uniquement de machettes ont passé en revue et tenu en respect trois mini-cités sans que personne ne bronche », apprend-on de sources policières. Du côté de l’université de Douala, on est préoccupé. « Même si ces mini-cités sont situées hors du périmètre de l’université, nous avons une certaine responsabilité. Avec les responsables de la sécurité, nous allons tenir des concertations pour qu’un ensemble de mesures soient prises pour rendre plus efficientes le processus de sécurisation de ces mini-cités », a déclaré Bruno Bekolo Ebe
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