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Ils sont élèves de première au Lycée bilingue de Ngaoundéré qui auraient stoppé les classes depuis la reprise du troisième trimestre dans les fins de préparer le baccalauréat, un motif de suspension pour le proviseur qui s’apparente aujourd’hui à une exclusion définitive.
Le proviseur du Lycée bilingue révèle qu’ils sont une dizaine alors que certaines sources parlent d’une vingtaine. Ces élèves appartiennent à la classe de lower-sixth du système anglophone équivalent à la première dans le système francophone. Régulièrement inscrit au sein de cet établissement secondaire, ils ont également déposé des dossiers de candidature pour le compte de la session de juin prochain du baccalauréat dans un établissement de la ville de Garoua.
Pour mieux saisir l’action de ces élèves, il faut partir d’un texte publié depuis 2008 par le ministère des enseignements secondaires (Minesec) qui interdit au Cameroun le phénomène consistant à présenter un examen diplômant à partir de la classe précédente ou d’une classe intermédiaire dans un établissement secondaire. Dans les fins de contourner le texte ministériel, les élèves s’inscrivent dans une autre ville et gagnent le statut de candidat libre, propice à leur laisser poursuivre leurs études au sein de leur établissement d’origine sans être inquiétés par une suspension ou exclusion par accumulation des heures d’absences. Car, plus de 30 heures d’absences exposent tout élève à un conseil de discipline qui peut déboucher sur une exclusion temporaire ou définitive.
Le drame pour les cas qui font des gorges chaudes au lycée bilingue de Ngaoundéré, c’est que depuis le 11 avril 2011, date à laquelle a débuté le 3ème trimestre, ces élèves ont délibérément cessé de fréquenter leur établissement afin de préparer le bac, dit-on dans les rangs de l’administration.
A verser au compte des jeunes, leurs noms ont bel et bien été lu en plein rassemblement lundi 29 Avril comme étant désormais exclus. Ils ajoutent qu’ils sont nombreux dans cette situation, toutefois l’administration de l’établissement aurait fait dans la discrimination dans la sanction infligée en blanchissant leurs camarades inscrits dans les cours du soir promus par les professeurs du Lycée. Moussa Aboubakar, le proviseur du Lycée bilingue dénonce une cabale contre son personnel enseignant de langue anglophone et avoue n’avoir exclu personne, mais demandé aux délictueux d’amener leurs parents afin qu’ils soient informés de l’affaire, avant qu’une issue soit trouvée. Le bras de fer est tendu et les élèves récusent de mettre leurs parents au courant de l’histoire, des parents non informés à la base des périlleuses entreprises de leurs progénitures selon quelques indiscrétions.
Ils sont nombreux au Cameroun ces individus arrivés à l’université sans avoir fait la classe de terminale. Dans la palette de ces tiers qui s’apparenteraient à de petits génies, beaucoup ont emprunté cette voie avec heureusement assez de fortune à la fin. Cela justifierait-il à tolérer cette opération actuellement à la mode ?
Eric NGUELE
