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C’est le réveil d’une société créée en 1952 avec pour missions de mettre en œuvre la politique publique de l’habitat. Mais qui, près de soixante ans après, est loin de pouvoir revendiquer un bilan élogieux. Aujourd’hui, les chiffres de l’Assoal, une Ong œuvrant dans le domaine de l’habitat, font état d’un besoin de 80 000 logements sociaux par an dans les villes de Yaoundé et Douala. Or, jusqu’ici, la Sic reconnait que «la production immobilière de la Sic est très faible et s’estime à 100 logements par an». Et parle d’un peu plus de 11 mille logements construits et mis sous location et en accession à la propriété.
Compte séquestre
Un déficit que l’entreprise publique explique par le fait qu’elle «est obligée de se déployer dans la recherche des financements, l’acquisition et l’aménagement des terrains, la construction des logements et leur commercialisation». D’où l’espoir que charrie la convention de prêt avec Shelter Afrique. Et qui sera exécutée sur le terrain par Ecobank, une banque locale, grâce à cette autre convention de compte séquestre entre la Sic, Shelter Afrique et Ecobank.Le projet de l’immeuble 22 fait partie d’un projet de dix mille logements lancés fin 2009 par le gouvernement camerounais. Et dont la phase pilote est constituée des projets de 1 300 logements à Olembe (Yaoundé), 1 175 logements sociaux à Mbanga Bakoko (Douala) en plus de160 logements de Mfandéna (Yaoundé). Outre ce projet, Boniface Ngoa Nkou, le directeur général de la Sic, annonce que «le projet de l’immeuble 22 est la première étape d’une série d’investissements». Citant entre autres la refonte de la Résidence des Manguiers au quartier Bastos-Yaoundé, la reconstruction du Camp Sic Messa (Yaoundé), celle de son siège et de son agence de Douala pour en faire des immeubles ultramodernes.
Clobert Tchatat, le ministre du développement urbain et de l’habitat (Minduh) qui présidait la cérémonie de vendredi dernier, invite la Sic à «redéployer les bénéfices issus des projets haut standing dans des projets bénéfiques aux couches défavorisées». Et Boniface Ngoa Nkou de répondre en disant que «la Sic dispose de moyens pouvant financer les logements sociaux».
