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Une semaine après la grosse colère piquée par le chef de l’Etat alors que le gouvernement et ses différents démembrements avaient déserté les administrations publiques pour participer à la dédicace d’une compilation de motions de soutien rassemblées au sein de l’ouvrage « Paul Biya :
l’appel du peuple » et dont c’était la présentation du tome IV, des sources dignes de foi laissent croire que le président de la République a failli procéder à un réaménagement gouvernemental en plein week-end pascal.
Selon nos informations, Paul Biya s’en serait difficilement remis de cette « distraction oisive » orchestrée au cœur du pouvoir. Dans ce contexte, on peut comprendre l’anxiété qui s’était notamment emparée du Premier ministre chef du gouvernement, et du ministre d’Etat secrétaire général de la présidence de la République, alors que Philémon Yang Yudji présidait ladite cérémonie en présence de Laurent-Marie Esso et du secrétaire général du Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) René Emmanuel Sadi. Aussi, après le coup de fil « déstabilisateur » de « l’homme-lion » alors que l’on était en plein dans la cérémonie de présentation de l’ouvrage, Paul Biya qui attend toujours les réalisations concrètes des « grandes ambitions » a évité in extrémis de faire chuter le gouvernement.
Selon toute vraisemblance, c’est la proximité avec l’élection présidentielle prévue en octobre prochain qui aurait empêché le chef de l’Etat de franchir le Rubicon. Par ailleurs, la séance de travail hebdomadaire entre le président de la République et le Premier ministre n’aurait pas eu lieu.
Du coup, on comprend la grande nervosité qui prévaut au sein du gouvernement et le conseil de cabinet prévu à la fin du mois à l’Immeuble étoile pourrait être assez tendu. Dans certains cercles du pouvoir, on pense même que le successeur constitutionnel d’Amadou Ahidjo pourrait se résoudre finalement à convoquer un conseil de ministres, question de faire certains recadrages au moment où le gouvernement semble plus que jamais limité pour apporter des réponses concrètes aux problèmes des Camerounais.
