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L’indicateur absolu et des plus certains est arrivé jeudi dernier à l’aéroport International de Yaoundé Nsimalen par un régulier de la compagnie Air France. Désormais, les dés sont jetés et les parties de cache –cache terminées.Il fallait être attentif jeudi dernier à l’Aéroport International de Nsimalen pour lire correctement les différents mouvements de passager pour dénicher l’information.
Parmi ceux-ci, Patricia Balm qui s’est déjà rendue très utile lors des récentes présidentielles au Cameroun aux côtés du chef de l’Etat.
Son arrivée a tout sauf, l’air d’un voyage touristique et risque fort bien de donner du tournis à ceux qui pensaient que le « vieux » Lion ne sera pas candidat à sa propre succession. Hors, tous les indicateurs laissent entrevoir dans les prochains jours, l’impérieuse nécessité d’une candidature du chef de l’Etat. D’abord parce que jusqu’à présent, toutes les candidatures annoncées ne sont soutenues par quelque maîtrise des enjeux réel du Cameroun dans le concert des Nations. La plupart des candidats ayant misés leurs discours sur des épiphénomènes qui donnent à penser que la profonde maîtrise des réalités intérieures leur échappe. De plus, leurs différentes candidatures font difficilement l’unanimité même dans le strict périmètre de leurs différents clans tribaux. Au fur et à mesure que l’on s’achemine vers les élections, les camerounais de plus en plus pensent qu’il n’y aura pas match.
La candidate Kah Walla par exemple après une tournée à l’extérieure du pays a toujours plus difficile à faire entendre son discours à Mouloundou qu’à Paris ou New-york. Un schéma que les camerounais honnissent. De l’avis de tous, l’opposition a perdu les pédales. Avec qui faire donc ? Les Upécistes, tentent de recoller les morceaux d’une si profonde déchirure que malgré les efforts déployé par Augustin Frédéric Kodock, l’Aile Ma-Kit ne saura lui tendre la main parce qu’elle taxe ce dernier d’usurpateur de titre.
Du Sdf, n’en parlons pas. Le parti a du mal à recoller les morceaux. Les départs de plusieurs stratèges ont laissé un Fru Ndi totalement aux abois et qui vient d’être remis sur la balance par le chef de l’Etat d’abord au cinquantenaires des armées, ensuite à la présentation des vœux au Palais de l’unité en début de l’année et au comice agro pastoral d’Ebolowa. La tendance des sondages après tous ces événements est telle que le chairman ne fait plus le poids. Candidat naturel du Sdf ? fermons l’analyse.
Abba Aboubakar qui pense qu’il faut reporter les élections en 2013 est d’emblée hors jeu. Ebale Duval dont le mutisme veut tout dire ne pèse pas du tout. N’en parlons pas du député Rdpc tout récemment démissionnaire Ayu Paul. Rien ne semble lui donner amande favorable. De candidatures déclarées à celles non déclarées, l’on pense bien que Paul Biya fait quasiment unanimité. Sa grande maîtrise de l’appareil étatique permet d’entrevoir une vision bien nette de la conduite des affaires de l’Etat.
Les différentes annonces et projets faites à la nation à la fin de l’année dernière donnent à penser que leurs réalisations ne saurait tenir le temps d’une année. Mais une élection présidentielle au Cameroun est à candidatures multiples. Là aussi est le gage de la démocratie à laquelle s’arrime le pays depuis quelques années. Pour plusieurs raisons, la candidature de Paul Biya ne sera pas désuète.
© L'Anecdote : Guy Raymond Elokan