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Extraits d’une note d’information sur le projet de construction de la Cathédrale St Joseph. En 2010, face à la polémique qui divise l’opinion du département, sur le plan local et extérieur en faveur ou non de la démolition, le projet de la cathédrale se heurte à une résistance historique.
D’un côté, les uns estiment objectif le rapport des experts sur l’édifice et le site, et donc aussi, ne voient pas d’inconvénient à la démolition qui correspond fort logiquement aux résultats et conclusions des techniciens.
De l’autre, d’aucuns s’opposent à l’option de démolition pour des raisons qu’ils jugent délicates et de nature à créer un déséquilibre et profond malaise parmi l’opinion chrétienne et sociale du diocèse. Ce qui en réalité, n’était qu’une manipulation d’esprits. En effet, cette dernière catégorie souhaite, au nom des motifs affinitaires avec l’ancien évêque, Mgr Raphaël-Marie Ze, et d’autres inavoués, que soit adoptée la troisième variante des conclusions des techniciens. Il s’agit plus précisément de la réhabilitation de l’édifice, option qui permettrait la conservation de l’idée initiale, serait moins choquante pour son bâtisseur et éviterait que sa mémoire soit visiblement écorchée. Parmi les défenseurs de cette thèse, l’on identifie plusieurs des personnalités pourtant membres du Conseil pour les Affaires Economiques. Celles-ci auparavant avaient voté favorable en accord avec le reste du Conseil pour l’une des options de démolition, bien que des mois après, ils allaient afficher un avis contraire.
Manipulations
Pour rallier plus de personnes à leur idée, ils évoquent le caractère mythique, social et sensible du site qui serait d’après eux, le cœur même de la population autochtone. La démolition du bâtiment risquerait alors de générer un énorme mécontentement. De là va naître un débat qui gardera en stand by l’évolution du projet. Un conseil presbytéral extraordinaire se tiendra pour débattre de la question au sein du presbyterium et recueillir des avis des uns et des autres parmi les prêtres, agents déterminants pour l’information et le solutionnement de la querelle.
Par mesure de prudence, l’Evêque prend du recul pour laisser le temps s’écouler, espérant et exhortant que, vu la situation de blocage, une cellule restreinte du Conseil s’attèle à lui proposer un autre site si tant est vrai que le retour à l’ancien n’était plus à envisager. Après deux concertations spéciales sur le sujet, il lui est proposé un site au lieu dit Monavebe dans l’espoir que le transfert vers celui-ci résoudrait définitivement la querelle. Des démarches ont même été entreprises pour le cas, avec les héritiers de la parcelle, avant d’aller finalement échouer sous l’instigation pressante de cette « aile d’opposition » parmi l’élite politique. Suite à ce second échec, une nouvelle option en 2011, oriente alors l’Evêque vers un troisième site dont est propriétaire le diocèse et qui, à bien regarder, semble convenir valablement pour l’implantation définitive de ce projet.
