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Jean Deffo est passé de vie à trépas au cours d’une agression intervenue dans la nuit du 14 au 15 avril 20011. C’est au petit matin du vendredi 15 avril 2011que les premiers passants ont fait la macabre découverte au quartier Gadamabanga.
Son épouse qui se rendait dans un bar où elle a l’habitude de vendre son bouillon chaque matin, était inconsolable, surprise de découvrir son époux couché, inerte et mutilé. Incapable de donner une explication sur les dernières heures de vie de celui avec qui elle a partagé une tranche de vie. Elle s’est juste arrêtée à expliquer qu’elle n’a plus revu son mari depuis sa sortie jeudi matin de la maison.
Selon les différents recoupements, c’est au cours de cette nuit, que le nommé Jean Deffo, originaire de la région de l’Ouest, a été contraint de quitter le monde des vivants. Selon des proches, Jean Deffo, menuisier à date dont l’atelier partageait le même bâtiment que celui du foyer de sa communauté, avait terminé une de ses innombrables journées de travail. De ces témoignages, il a assisté à une réunion qui s’est tenue dans ce foyer situé au quartier Baladji le jeudi 14 avril 2011 jusqu’aux environs de 23h. Ce n’est qu’après celle-ci qu’il a fermé la salle avant d’aller avaler ce qui sera désormais sa dernière bouteille d’alcool sur terre dans une gargote non loin du foyer.
Cette « séparante » autour de ses amis, arrivée à son terme, le débrouillard est tombé dans une embuscade tendue par des individus sans foi ni loi à l’intérieur du quartier Gadamabanga, réputé dangereux la nuit tombée, mais hélas où résidait sa famille. Les services de la police judiciaire descendus sur les lieux du crime, ont vite ouvert une enquête dans le but de traquer ces hors la loi qui courent toujours.
En attendant, Jean Deffo laisse une veuve et 05 enfants et une population de la ville de Ngaoundéré de nouveau dans la psychose du retour de l’insécurité.
Eric NGUELE
