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Deuxième des quatre rencontres Real Madrid-FC Barcelone prévues en moins d'un mois (avec la Liga et la Ligue des champions), la finale de la Coupe du roi, qui se joue mercredi soir à 21 h30 au stade Mestalla de Valence, est la seule qui décernera un titre immédiat.
Dans un contexte tendu entre les deux équipes, Barcelone est en quête d'un nouveau triplé après celui de 2009. Le Real, lui, veut reconquérir la Coupe qu'il n'a plus remportée depuis 1993.
Samedi dernier, pour le Clasico, au stade Santiago Bernabeu de Madrid (1-1), outre le résultat nul faisant les affaires du leader catalan de la Liga, le climat fut délétère après une rencontre qui avait déjà bien échauffé quelques esprits. Une altercation entre Pepe, le turbulent Madrilène, et Gerard Piqué aurait notamment eu lieu dans le tunnel conduisant aux vestiaires, à base de crachats et de mots doux.
Un contexte que les entraîneurs ont souhaité mettre de côté. Pour le champion d'Espagne en titre, le mot d'ordre reste le même : "Jouer, jouer, jusqu'à ne plus en pouvoir est la seule manière" pour battre le Real Madrid, a déclaré Pep Guardiola lors d'une conférence de presse à Barcelone. "Cela ne te garantit rien, mais il faut oser, être courageux et essayer de gagner", a-t-il ajouté. L'entraîneur du Barça sait qu'il n'affrontera pas un Real aussi défensif que samedi dernier : "Ils peuvent jouer d'une autre manière et il faudra être prêts. Madrid n'a pas joué comme ça (comme samedi) toute l'année".
LE REAL EST UNE "SOURIS", LE BARÇA UN "LION"
Les Blaugrana évolueront dans leur dispositif habituel, avec Iniesta-Messi-Villa devant et un millieu composé de Xavi, Busquets et Keita. Le gardien Pinto, titulaire depuis le début de la Coupe, conserve sa place dans la cage. "Il faut faire circuler le ballon plus vite, tout faire plus vite, si ça va lentement, les défenseurs seront là. Si tout va plus vite, ce sera plus difficile pour eux", conclut un Guardiola confiant.
Jose Mourinho, lui, doit d'abord se montrer diplomate face aux critiques à peine voilées émanant de son propre camp et de la bouche du président d'honneur du Real, Alfredo di Stefano. Le mythique buteur du club a remis en cause les décisions tactiques du "Special One" lors du Clasico, comparant le Real à une souris et le Barça à un lion. "Alfredo Di Stefano est l'une des personnes les plus importantes de l'histoire du Real Madrid. Il faut respecter, il ne faut pas commenter", a sobrement répondu Mourinho lors d'une conférence de presse au stade Mestalla.
REMPORTER LA COUPE, "C'EST VITAL"
"Mais l'entraîneur c'est moi. Celui qui fait l'équipe. Je suis seulement l'entraîneur, rien d'autre", a ajouté le technicien portugais, dans un souci certain d'apaisement. "Les décisions, ce sont les miennes." Ces décisions, pour cette finale, sont de conserver Pepe en milieu placé juste devant la défense tant il avait réussi à gêner le trident barcelonais samedi et à réintroduire Özil dans le onze de départ. Le "Mou" a d'ores et déjà indiqué que le Real évoluerait en 4-3-3. Cristiano Ronaldo titulaire, la dernière place se jouera entre Benzema et Di Maria.
"Il n'y a pas de favori", a souligné Mourinho. "Le match de demain (mercredi) n'aura rien à voir avec le match de samedi" en Liga. Le capitaine du Real, Iker Casillas n'a pas manqué de mobiliser complètement ses troupes, si besoin en était : "C'est un trophée très important, le Real Madrid ne peut pas se permettre le luxe de ne pas le gagner dix-sept ans d'affilée, c'est vital."
