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Une autre promotion de magistrats, administrateurs, fiscalistes… viendra bientôt renforcer les effectifs de l’administration camerounaise. Les résultats des examens de sortie viennent d’être publiés. Ils ont été douloureux pour neuf élèves qui ont été incapables d’obtenir une moyenne supérieure ou égale à douze.
Bien avant cet épisode, le major de cette promotion au concours d’entrée dans cette institution avait réussi l’exploit de décrocher une moyenne en deçà de dix lors du passage de la première à la deuxième année.
Le major d’un concours d’entrée dans une grande école ne se ramasse pas dans la rue : il est supposé être le meilleur parmi les meilleurs. Ce qui, malheureusement, ne semble pas être le cas à l’Enam.
Ces contre-performances relancent une fois de plus le débat sur les critères d’admission dans cette prestigieuse école chargée de former les élites de demain et qui a eu l’insigne honneur de recevoir le chef de l’Etat lors de la célébration de son cinquantième anniversaire. Quelle place est accordée au mérite et à l’excellence lors des évaluations ? La corruption, le favoritisme et le tribalisme n’ont-ils pas terni l’image de cette école jadis appréciée par toutes les couches sociales de la population et qui suscitait la crainte ? Les conséquences de cette gestion archaïque se matérialisent aujourd’hui par un fort pourcentage d’échec avec des « majors » qui éprouvent de sérieuses difficultés d’adaptation.
Un conseil supérieur de la magistrature aura lieu dans les prochains jours au palais de l’unité de Yaoundé sous la présidence de son président M. Paul Biya. Pour décider du sort de cette nouvelle cuvée en procédant aux affectations. Nous osons croire que Paul Biya prendra des mesures de redressement afin que l’Enam retrouve ses lettres de noblesse.
