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Le Directeur général de la Société immobilière du Cameroun s’en est assuré mardi sur le chantier d’Olembé. Deux ans après la pose de la première pierre de la cité d’Olembe, à l’entrée nord de Yaoundé, par le Premier ministre chef du gouvernement, le directeur général de la Société immobilière du Cameroun (Sic), est descendu sur les lieux pour évaluer l’état d’avancement des travaux.
Boniface Ngoa Nkou le Dg, Adji Abdoulaye Haman, le président du conseil d’administration et des directeurs de cette structure ont également, le temps d’une journée, fait le tour des chantiers de la capitale. Première escale donc, Olembé. 60 immeubles devaient être livrés ici, au courant de cette année 2011. Soit un total de 1300 logements sur une vingtaine d’hectares.
Rendu en ce mois d’avril et selon Edouard Antoine Zambo, chef de ce projet, 120 appartements seront livrés en juin prochain. Il explique qu’il s’agit des six immeubles témoins. Les travaux de cette première phase du chantier ont démarré en juin 2010 et ils devaient être exécutés en huit mois. Mais l’instabilité du sol, l’indisponibilité de certains matériaux de construction, ont fait en sorte qu’ils accusent un léger retard. Néanmoins déclare-t-il, le taux d’avancement des travaux est de 46% pour ce qui est de cette première phase. La seconde, lancée en janvier dernier et visant la construction 19 immeubles est réalisée à 25%. La livraison est prévue en septembre prochain.
D’après le Dg de la Sic, ces maisons sont destinées aux Camerounais à revenus « modérés ». Elles ne seront pas en location, mais en vente. Boniface Ngoa Nkou explique que cette location, privilégiée dans les anciens camps Sic, a montré ses limites. « Les difficultés que nous avons à exploiter ces cités nous amènent à ne plus continuer dans la location des appartements. Non seulement, elle comporte d’énormes charges d’entretien, en plus, elle favorise beaucoup de mauvaises pratiques telles que la sous-location, qui réduit l’accès de la majorité au logement social ». Aussi, pour un appartement de quatre chambres à Olembe, apprend-on, un usager devrait débourser environ 15 millions de F. Quelqu’un qui gagne en moyenne 150.000 F le mois, pourrait en 20 ans acheter sa maison, explique le Dg. Et contrairement à ce que d’aucuns pourraient penser, « ce ne sont pas des logements au rabais. Il s’agit de maisons qui coûteraient dans des conditions normales, 30 à 40 millions de F », indique Boniface Ngoa Nkou.
La deuxième escale de cette visite des chantiers a été le site de Nkolondom. D’après Mathurin Zanga, chef de ce projet, les 32 villas en construction sont à 96% achevées. Elles sont également destinées à la vente. Mais cette fois, aux personnes à revenus considérables. Il ajoute d’ailleurs qu’une maison est vendue à partir de 40 millions de F.
