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D’après le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé, la Mission d’aménagement et d’équipement des terrains urbains et ruraux, est à l’origine de l’insalubrité ambiante de ce quartier populeux de la capitale. L’épidémie du choléra qui sévit depuis des mois dans la Région du Centre, particulièrement dans la ville de Yaoundé, fait délier des langues.
Le cas du quartier Biyem-Assi est des plus préoccupants avec son fameux carrefour Kaka. Ce quartier, il faut le reconnaître, est extrêmement sollicité. Compte tenu de la surpopulation, l’on vit une promiscuité à nulle autre pareille. Et il n’est pas surprenant de voir couler dans les rigoles de fortune les déchets organiques provenant de certaines habitations. D’où les nombreux cas de malades du choléra enregistrés dans cette zone. L’offre en eau potable étant insuffisante par rapport à la forte demande, il se pose donc le problème d’hygiène.
Responsabilités
Interpellé par des confrères de la Crtv, le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé n’a pas manqué de pointer un doigt accusateur sur la Maétur – la Mission d’aménagement et d’équipement des terrains urbains et ruraux. « C’est la Maétur qui est responsable de cette situation. En faisant des lotissements, on s’est employé à vendre du terrain et à construire des maisons », crucifie Gilbert Tsimi Evouna, soulignant que ce problème existe depuis l’époque de feu Nicolas Amougou Noma qui, selon le super maire de Yaoundé, « n’avait pas pu s’imposer ». Par la suite, il dédouane : « que les uns et les autres sachent que, dans une ville, on ne se lève pas un matin pour faire ce qu’on veut. A chacun de prendre ses responsabilités. Le délégué du gouvernement que je suis, s’emploie à faire ce qu’il a à faire ».
A la fin, Tsimi Evouna a laissé entendre qu’un mot d’ordre est passé entre la communauté urbaine de Yaoundé et le ministère du Développement urbain et de l’Habitat, pour que la situation du quartier Biyem-Assi soit arrangée. « Un marché est déjà attribué pour cela », a-t-il confié. En principe, la Maétur qui est chargée de la réalisation des études techniques d’urbanisme, a généralement aménagé des lotissements résidentiels pour la construction des maisons individuels et des immeubles collectifs. Question d’y accueillir un maximum de ménages dans un espace urbain structuré et viabilisé.
J.P.B
