






![]() | Aujourd'hui | 34 |
![]() | Total | 2295034 |
Ils sont descendus dans les rues de la capitale économique pour condamner l’agression de la Côte d’Ivoire par la France et L’Onu. Après les centaines de morts enregistrés samedi dernier à Dokoué, village du Président Gbagbo, l’offensive des forces pro Ouattara a été renforcée ce lundi par l’entrée en guerre des militaires français de l’opération Licorne appuyés par les forces de l’Onuci.
L’étau se resserre autour du Président Laurent Gbagbo qui compte désormais sur la résistance de ses partisans venus par milliers former un bouclier humain autour de la présidence de la République, et des forces spéciales acquises à sa cause pour tenir tête aux assauts de la « Communauté internationale ».
La tournure que prennent les évènements en Côte d’ivoire ne laisse personne indifférent sur le continent notamment au Cameroun où cette actualité est suivie avec beaucoup d’intérêt. Sauf miracle, le sort de Laurent Gbagbo est scellé. Mais à Douala, une certaine opinion manifestement choqué par ce que d’aucuns considèrent comme une agression de l’Onu et de la France, croit dur comme fer que l’espoir est encore permis.
Colère
C’est le cas des mototaximen de la capitale économique qui ont tenu à manifester leur soutien à celui qu’ils considèrent comme « le combattant de la liberté de l’Afrique ». C’est ainsi qu’ils ont envahi les rues de Douala dans la matinée d’hier, scandant des messages hostiles à la France et à l’Onu, et surtout appelant au soutien du président Paul Biya à Laurent Gbagbo. « Nous sommes prêts à aller combattre aux côtés de Laurent Gbagbo », Pouvait-on entendre au milieu d’une foule surexcitée. Mieux encore, les manifestants exigent l’envoie des hommes du Bir (Bataillon d’intervention rapide) à Abidjan pour prêter main forte à leur idole. Pour marquer leur détermination et faire entendre leur voix, les benskineurs ont pris d’assaut les chaînes de télévision Equinoxe et Canal 2 international. Mais, Selon certaines indiscrétions, des instructions venues du ministère de la Communication auraient interdit la diffusion les images de cette manifestation par les médias suscités.
Comme il fallait s’y attendre, les autorités de la ville ont très vite déployé les forces de l’ordre pour disperser la foule. Car, Au delà du fait qu’une telle manifestation, qui du reste n’a jamais été autorisée, peut être considérée comme un trouble à l’ordre public, les autorités camerounaises ont toujours fait montre d’une non-ingérence dans la crise ivoirienne. On se souvient d’ailleurs que le Président Biya est resté muet face à la demande, par le Camp Ouattara de la mise à l’écart de l’actuel ambassadeur de côte d’Ivoire à Yaoundé. De même, une manifestation pro Gbagbo, organisée à Douala par des leaders de partis de l’opposition camerounaise, avait récemment été réprimée par les forces de l’ordre.
Ive TSOPGUE
