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Les premières évacuations d'étrangers sont en cours. Des exactions auraient eu lieu de part et d'autre dans le pays. La situation en Côte d'Ivoire est alarmante. Suivez les évènements tout au long de la journée.
9h30. L'ambassadeur de Ouattara s'en prend à l'Onu
"Qu'il y ait eu des massacres, personne ne peut le nier, a-t-il déclaré, mais "en aucun cas les forces républicaines ne sont impliquées dans ces massacres". "Il y a un tel décalage entre les chiffres qui sont avancés, cela doit nous inciter à beaucoup de prudence", a averti l'ambassadeur, qui a mis en cause l'ONG chrétienne Caritas, affirmant qu'elle "n'a jamais voulu de la victoire d'Alassane Ouattara". Selon l'ONU et plusieurs organisations internationales, la prise par les pro-Ouattara de Duékoué mardi s'est accompagnée de massacres à grande échelle, les bilans allant de 330 tués à un millier de "morts ou disparus".
Gbagbo a "promis du sang et des larmes"
"Laurent Gbagbo a créé une situation difficile, ingérable : le chaos. Il voulait absolument une guerre civile : il l’a préparée minutieusement. Il nous a promis du sang et des larmes. Nous y sommes," a déclaré l'ambassadeur Ally Coulibaly.
9h00. Premières évacuations d'étrangers
Les premières évacuations d'étrangers fuyant le chaos ivoirien ont démarré dimanche à Abidjan. Nicolas Sarkozy a décidé "le regroupement sans délai" de tous les Français afin "d'assurer leur protection", avant un éventuel rapatriement. Le Quai d'Orsay évalue à 12.200 le nombre de Français actuellement en Côte d'Ivoire, dont 11.800 à Abidjan. Quelque 7.300 ont la double nationalité. Si les combats ont baissé en intensité dimanche dans la capitale économique, Guillaume Soro, Premier ministre d'Alassane Ouattara, a affirmé que la situation était "mûre" pour une offensive "rapide" de son camp.
8h30. Des Français quittent Abidjan
Redoutant pour leur sécurité, 167 étrangers, dont des Français et des Libanais, ont déjà quitté Abidjan pour Dakar, via Lomé, a indiqué la force française Licorne. Paris a envoyé 300 soldats en renfort, portant à environ 1.400 hommes dans ses rangs . Avant les premiers départs d'étrangers, 1.650 personnes, dont environ 800 Français, étaient regroupées dans le camp de Licorne.
7h30. Messages anti-français
La télévision d'Etat ivoirienne contrôlée par le camp Gbagbo a entamé dimanche la diffusion de violents messages contre la France. "Le génocide rwandais se prépare en Côte d'Ivoire par les hommes de Sarkozy. Ivoiriennes, Ivoiriens, sortons massivement et occupons les rues", pouvait-on lire sur un bandeau défilant.
7h00. Le chef d'état-major de l'armée ivoirienne rejoint Gbagbo ?
Le chef d'état-major de l'armée ivoirienne, le général Philippe Mangou, a quitté la résidence de l'ambassadrice sud-africaine à Abidjan, où il s'était réfugié mercredi avec sa famille. Il a semble-t-il rejoint les forces fidèles au président sortant Laurent Gbagbo, a-t-on appris dans la nuit de dimanche de source militaire. Sa défection était intervenue en pleine offensive sur Abidjan des forces du président reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara. Le camp Ouattara n'a pas tardé à dénoncer "chantage et pressions" sur le haut gradé.
Situation.
L'offensive éclair des hommes de Ouattara avait permis de prendre sans grande résistance tout le pays avant d'atteindre jeudi Abidjan. Si Laurent Gbagbo s'est replié sur les symboles du pouvoir - palais, résidence, RTI -, il a vite démontré qu'il n'entendait pas abdiquer.
Selon l'ONU et plusieurs organisations internationales, la prise de Duékoué - important carrefour de l'Ouest ivoirien - mardi par les combattants pro-Ouattara s'est accompagnée de massacres à grande échelle, les bilans allant de 330 tués à un millier de "morts ou disparus". Réagissant aux accusations d'exactions, M. Soro le Premier ministre d'Alassane Ouattara a "condamné fermement la légèreté avec laquelle ces organisations (...) aient choisi d'incriminer les forces républicaines de Côte d'Ivoire". Des tirs sporadiques d'armes lourdes étaient entendus dimanche à Abidjan, notamment au Plateau, abritant le palais présidentiel.
