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Yaoundé : La Cité verte et Efoulan envahis par les malades

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maladeCes deux formations sanitaires enregistrent un nombre impressionnant de victimes du choléra. A la date d’aujourd’hui, les hôpitaux de districts de la Cité verte et d’Efoulan enregistrent, respectivement 35 et 11 cas dont deux personnes décédées pour le premier et deux malades présumés cholériques emportés au second hôpital.

 

A la cité verte, deux salles d’hospitalisation accueillent les malades des deux sexes qui se recrutent beaucoup plus dans le monde estudiantin. A l’entrée de cette formation sanitaire publique, des dispositions particulières sont prises pour prémunir les usagers contre les risques de contamination tant l’hôpital est fortement sollicité par les malades. Du chlore versé sous forme de liquide sur un cousin permet de tremper les chaussures avant de pénétrer dans l’enceinte de l’hôpital où les deux salles qui accueillent les malades affichent pleines. Quelques mètres plus loin, une équipe d’infirmières remet des bouches narines à usage unique aux visiteurs pour empêcher d’inhaler les odeurs.

 

La dizaine de patients aperçus dans les deux salles d’internement bénéficient d’une bonne prise en charge comme en témoigne la présence d’une infirmière qui faisait la ronde pour administrer les soins aux malades dès notre passage. Selon certaines indiscrétions, elle se fait immédiatement dès l’arrivée du patient. Mais la lenteur avec laquelle ils sont conduits dans ces formations presqu’en état critique, a déjà coûté la vie à deux d’entre eux, un élève et un étudiant. L’autre volet de la prise en charge consistant à désinfecter l’environnement des patients cholériques n’est pas bien mené pour défaut de collaboration des autorités municipales. Et à ce niveau, le risque de contamination continue de planer si tant est que le garde malade qui sert de liaison entre la maison et l’hôpital doit manipuler qui les vêtements et outils du patient, le risque de contaminer le reste de la maisonnée reste grand.

 

Le cas Efoulan

A l’hôpital de district d’Efoulan, les 11 patients cholériques sont logés aux urgences. Ici, l’on déplore le défaut de  coussins de désinfection à l’entrée de l’hôpital. Celui-ci est plutôt situé en contre bas à l’entrée des urgences or, entretemps, de nombreux usagers sont appelés à faire des navettes dans les différents services de la formation sanitaire et courent ainsi le risque de se faire contaminer. Même si la coordinatrice Mme  Ngono Jeanne d’arc, assure que toute l’enceinte de la formation sanitaire est régulièrement   désinfectée à l’aide de pulvérisateur. Opération menée quotidiennement par une technicienne en génie sanitaire qui joue ce rôle autant de fois qu’un patient suspect arrive.  Néanmoins, les gardes malades et le personnel sanitaire rencontrés lors du reportage, déplorent la négligence dont ils sont l’objet.

 

Mme Hortense Nsomo, habitant le quartier Nkolfoulou, s’interroge encore sur son sort. Elle qui a conduit sa femme de ménage avec qui elle vit  en ces lieux alors qu’elle souffrait de choléra : « ma femme de ménage a commencé à faire des vomissements et la diarrhée hier dans la nuit d’hier (lundi 21 mars 2011, ndlr), c’est alors que j’ai parcouru toutes les formations sanitaires situées non loin de nous : les hôpitaux gynéco et central où j’ai été refoulé. Nous avons grâce à Dieu été bien accueilli à Efoulan. Actuellement, je me préoccupe du cas de mes enfants qui sont restés à la maison. Je n’ai pas encore été édifié sur les mesures préventives à prendre », constate la dame.

 

Interrogée sur la question, la coordinatrice a laissé entendre que des mesures sont prises par l’hôpital lorsqu’un cas est constaté. « La garde malade accompagne la responsable sanitaire à son domicile où une séance de désinfection est menée dans les différents compartiments de la maison. » Précise-elle. Mais au vu des plaintes formulées par les infirmières supposées s’occuper des malades, mais qui les esquivent du fait da la non garanti de leur protection, l’on se demande à quel point la mesure peut être vraisemblable. L’hôpital a-t-il les moyens nécessaires pour s’offrir un tel luxe ? Lui qui ploie sous le coup des imprévus liés aux coupures d’eau, doit en acheter régulièrement pour combler les besoins de son personnel et surtout des malades internés.  Ce problème qui perdure mérite d’être résolu par ces temps de choléra au risque d’exposer davantage les malades et leurs familles.

F.P

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