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Le discours du dimanche 4 octobre dernier au soir d’Andry Rajoelina était très attendu. Après la déconvenue subie aux Nations unies, où il a été empêché de parler, le président de la transition est sous pression, accusé de bloquer la mise en œuvre des accords politiques de Maputo. Il a indiqué qu’il était prêt à s’y soumettre, mais seulement si la communauté internationale levait les sanctions pénalisant actuellement le pays. Finalement le président de la transition à conditionné la mise en place des accords de Maputo à la levée des sanctions qui touche Madagascar depuis sa prise de pouvoir en mars dernier.
Si la communauté internationale accepte de relancer ses financements, si elle veut bien l’aider à organiser des élections, alors il discutera avec ses adversaires pour nommer un Premier ministre de consensus. Rajoelina essaye ainsi d’inverser les rôles pour ne plus apparaître comme celui qui fait échouer le processus. Certains qualifient cette attitude de « chantage » mais le « timing » est habilement choisi puisque une réunion de haut niveau doit avoir lieu mardi 6 octobre 2009.
Jean Ping, président de la Commission de l’Union africaine y participera tout comme le secrétaire d’Etat français Alain Joyandet et d’autres personnalités importantes. Une occasion pour la communauté internationale de se positionner franchement puisque Andry Rajoelina lui a envoyé un message concret après des semaines d’atermoiements.
