Incendie : Feu à la communauté urbaine de Douala


Les flammes ont consumé de nombreux documents dans le cabinet du délégué du gouvernement. L’ambiance était inhabituelle hier jeudi, 17 mars 2011 à la Communauté urbaine de Douala. Une forte odeur de fumée s’y dégageait fortement.
L’entrée qui conduit au cabinet du Délégué du gouvernement est barrée par un ruban blanc et rouge. Impossible de franchir ce passage pour se rendre au bureau du délégué du gouvernement.
C’est la conséquence de l’incendie qui s’est déclenché dans le secrétariat de Fritz Ntone Ntone, délégué du gouvernement auprès de la Cud. « Dans la nuit du 16 au 17 mars, un incendie s’est déclenché dans le cabinet du délégué du gouvernement. C’était aux environs de deux heures. Les vigiles ont senti une odeur de fumée et se sont rendu compte que le secrétariat est en feu. Ils ont appelé les sapeurs pompiers qui sont arrivés et ont maîtrisé les flammes. L’incendie est circonscrit au secrétariat du délégué. Les cabinets des adjoints sont intacts. La salle de réunion et le bureau du délégué sont intacts », informe Fritz Ntone Ntone.
Dans l’impossibilité de regagner son bureau, le délégué du gouvernement travaille dans le bureau No 002 du service de la Communication. Pourtant, il se veut rassurant. « Cet incendie ne perturbe pas le fonctionnement normal des services », rassure-t-il. Du fond de son nouveau bureau, Ntonè Ntonè a reçu pour la circonstance, un ballet de visiteurs venu lui apporter leur réconfort. Y compris une demi-douzaine d’éléments du Groupement mobile d’intervention (Gmi) No2 qui sont restés pendant environ dix dans le « nouveau bureau provisoire » de Fritz Ntoné Ntoné. Ce qui a fait dire à certains curieux que le délégué du gouvernement aurait été entendu par la police. Après insistance, les journalistes auront accès au lieu du sinistre. Une fois le ruban de sécurité franchi, de la fumée recouvre les murs du cabinet du Délégué du gouvernement. Une couche plus épaisse recouvre les murs du couloir, de la salle de réunion et du salon du délégué. Des agents d’entretien s’attèlent à évacuer l’eau noirâtre qui inonde le sol.
Dans le secrétariat, presque tout a brûlé. Des documents rangés dans des chronos ont brûlé. Sur ce qui reste de la table du secrétaire, des documents calcinés demeurent encore. Le plafond qui n’a pas échappé à la furie des flammes est inexistant. N’empêche, le maître des lieux semble minimiser les dégâts. « Nous n’avons pas encore le bilan mais, on sait que quelques dossiers en transit constitué des demandes de permis de bâtir que je devais juste signer ont été brûlés. Les dégâts ne sont pas importants. Les documents qui ont brûlés peuvent être reconstitués», indique Fritz Ntone Ntone.
Il rassure par ailleurs que les archives locales ont en partie été consumées ainsi que deux ordinateurs et les photocopieurs. Il n’y avait aucun dossier important qui attendait d’être traité, poursuit Fritz Ntone Ntone. Cela ne perturbe pas le fonctionnement du service. Le circuit financier et comptable n’est pas été touché, la recette municipale non plus, conclu-t-il. Une enquête est ouverte.
Blaise Djouokep