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La pratique est imposée au 13e étage du ministère de l’Enseignement Supérieur par des dames chargées de remettre le sésame aux étudiants. Les diplômes et autres attestations de réussite aux examens officiels figurent parmi les pièces à fournir par les futurs fonctionnaires.
Leur délivrance n’obéît malheureuses pas aux règles conventionnelles établies. Entre longue file d’attente où certains étudiants sont même obligés de s’asseoir à même le sol, le treizième étage du ministère de l’Enseignement Supérieur présente un spectacle désolant.
Avant-hier mercredi et hier jeudi, ils sont venus aussi nombreux qu’en début de semaine pour recevoir leurs diplômes. Ce sont des interminables rendez vous qui leur sont donné après que les candidats aient légalisé une copie dactylographiée du baccalauréat à laquelle ils y adjoignent une copié certifiée conforme de l’acte de naissance et payer 1000 Fcfa de frais de fouille.
Junior fait partie des candidats en attente. Il déclare avoir payé la veille et ne comprend pas pourquoi il n’est pas encore servi. « Même après avoir payé, ces dames tardent à nous servir alors que ce sont elles qui nous ont donné rendez vous mes camarades et moi cet après-midi (jeudi 17mars 2011, ndlr) à 12h30 minutes pour le retrait du document. Et là, il est 13h30, nous attendons toujours ». Junior n’est pas le seul, ils se comptent par centaine ces étudiants rackettés par le personnel du Minsup sous le prétexte du recrutement.
Ces charges supplémentaires alourdissent le porte monnaie des candidats lequel se trouve mal en point du fait des autres formalités administratives à remplir, notamment l’achat des timbres pour la constitution du dossier de recrutement. Ce qui fait dire à certains, que l’opération est d’une grande rentabilité pour le trésor public qui va, au bout d’un mois brasser plusieurs milliards de francs CFA au regard du nombre de candidats estimés par les observateurs avertis à une demi douzaine de millions.
F.P
