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Julienne Omgbwa Mvondo et Phipoline Rebecca Nkeng Ebolo sont victimes de leurs imbécilités. La décision que vient de prendre le directeur de l’Ecole normale supérieure de Yaoundé, démontre à suffisance que ce dernier n’a pas banalisé le flagrant délit de tricherie dénoncé par Dikalo en début du mois passé.
Effectivement, le 9 février 2011, votre tri hebdomadaire a fait cas d’une honteuse situation qui aura mis en doute la dignité et la crédibilité de la prestigieuse École et de ses responsables. Aujourd’hui, l’histoire peut nous donner raison. Pour la petite histoire, Julienne Omgbwa Mvondo avait été prise en flagrant délit de tricherie le 26 janvier 2011 qui était le premier jour de composition de l’examen certificatif du Dipes – le Diplôme des professeurs d’enseignement secondaire.
En fait, elle était ce jour-là en possession de ce que les étudiants appellent de ce côté-là « grosse bombe ». Cartouche qu’elle n’avait pas pu avaler malgré la tentative. Il y a aussi dame Phipoline Rebecca Nkeng Ebolo qui avait également choisi la voie de la facilité lors de l’épreuve de sémiologie générale et théâtrale.
Pratiques honteuses
Au sein de l’établissement, cette situation a suscité un tollé général au point d’en déplaire au directeur de cette institution universitaire. Surtout que c’est son honneur et ses capacités managériales qui étaient ainsi mis en jeu. Même s’il lui faudrait beaucoup plus de froideur pour reformer certains enseignants aux mentalités rétrogrades mais qui ont pourtant la charge de former les hommes et femmes appelés à transmettre le savoir à la jeunesse camerounaise. Il convient donc de tirer un grand coup de chapeau au responsable en chef de l’Ecole normale supérieure de Yaoundé pour n’être pas passer par quatre chemins pour réprimer cette déviance intellectuelle constatée qui aurait pu avoir un effet de contamination.
Espérons seulement qu’elle n’ait vraiment pas laissé des tentacules. Par ailleurs, il faudrait que le directeur s’intéresse avec beaucoup de détermination et de courage sur le cas de ces enseignants qui obligent leurs étudiants à acheter des livres au prix élevé de 10.000 Fcfa, avec condition de validation. Dans notre livraison du 9 février 2011, des noms ont d’ailleurs été cités par nos sources : Georges Fonkeng Epah et Mme Tanyi. Tous deux seraient du département des sciences de l’éducation.
Jean-Pierre Bitongo
