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Avec le retrait des postes fixes de police, les engins à deux roues tendent à élargir leurs champs d'activité. Aux environs de 9 h, quelques moto-taxis étaient visibles au sortir de la ville, notamment du côté d'Olézoa, où un camion de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy) était à leur trousse. Scène effroyable.Côté mototaximen, on affirme que « les gars de la Communauté urbaine ne respectent plus les délais de six mois de fourrière. Maintenant dès qu'ils prennent une moto en ville, seulement quelques jours après, c'est la vente aux enchères. Ce qui n'est pas normal », se plaint l'un des conducteurs. Le jeune homme reconnaît cependant que depuis la levée des contrôles fixes de police, nombres de ses compères ne respectent plus les limites autorisées et étendent leurs activités au centre-ville, la zone strictement interdite par la Cuy.
Et la formule dissuasive trouvée par cette dernière leur semble excessive, surtout que « les motos sont généralement vendues entre 15 et 25.000F seulement », regrette notre interlocuteur, appuyé par sa bande de collègues qui qualifient les agents de la Cuy de tous les noms d'oiseaux. Un autre explique que ce sont les clients qui les amènent souvent à franchir la zone interdite. « C'est généralement aux heures de pointes où les taxis sont bloqués dans les embouteillages qu'on traverse. On aide les gens et surtout les élèves à arriver à l'heure et on retourne à la base où on travaille pour le reste de la journée. Donc c'est juste de l'exagération », soutient-t-il.
En réalité, la présence des policiers à certains postes de contrôle était juste dissuasive. Aujourd'hui donc, c'est la débandade. Et dans les mairies, l'on explique justement que le contrôle de la zone interdite est une prérogative de la Cuy. Les communes elles, veillent juste à ce que les conducteurs de motos s'acquittent des taxes exigibles pour leurs activités.
