






![]() | Aujourd'hui | 20 |
![]() | Total | 2295020 |
Ils sont au nombre de quatre à être mis en 2ème position. Le décret du chef de l’Etat promeut également des généraux de division et de nombreux généraux de brigade.
Ce qu’il faut le plus retenir des décrets du 11 mars dernier du président de la République portant sur la nomination et la promotion des généraux 10 ans après les derniers du genre, c’est la mise en deuxième position, c’est-à-dire la mise à la retraite du général d’armée Pierre Semengue et des deux généraux de corps d’armée Jean Nganso Sunji, Oumarou Djam Yaya et le général de division James Tataw.
Néanmoins, ces derniers restent néanmoins à la disposition du ministre de la Défense en cas de besoin, même s’ils n’assument plus de fonction administrative. Une décision qui a certainement surpris plus d’un, malgré le fait qu’elle fait l’actualité depuis pas mal de temps. A dire vrai l’opinion avait fini par intégrer que ces derniers n’étaient pas concernés par la retraite.
Il s’agit donc d’une grande première dans l’histoire de l’armée et partant celle du Cameroun. Les pionniers de l’armée camerounaise ont enfin tiré leur révérence après de nombreux et multiple services rendus à la nation. C’est un repos bien mérité au regard de leur parcours et de leur grade. Ils ont marqué de leur empreinte l’armée camerounaise en traversant toutes les étapes et en gravissant tous les échelons. C’étaient les plus hauts gradés de l’armée occupant les plus hautes fonctions. Leurs faits d’arme parlent d’eux-mêmes. Leur départ a donné lieu à deux promotions significatives.
Recalés
Le général de division René Claude Meka a été élevé au grade de général de corps d’armée. Mais, il a conservé son prestigieux poste de chef d’état major des armées. L’autre promotion de poids revient au littéraire, le général de division Camille Nkoa Atenga qui a également été élevé au grade de général de corps d’armée en même temps qu’il a remplacé le général d’armée Pierre Semengue à son poste de contrôleur général des armées. Mais, le grade de général d’armée disparait avec le départ de celui qui a été le seul général de brigade pendant de très longues années.
Comme généraux de division, ils sont deux à avoir accédé à ce grade. Leurs promotionnaires à savoir les généraux de division Roland Mambou, Laurent Angouand, Bénoît, Asso’o Emane, Jean René Youmba, Pierre Samabo ou encore Philippe Mpay ont été recalés. Ils ne vont peut-être jamais goûter au délice de ce grade si on tient compte du temps qui s’est écoulé entre les deux décrets présidentiels. La dernière promotion des généraux a eu lieu le 25 septembre 2001 après la réforme des forces armées de défense qui est intervenu quelques mois plutôt : le 25 juillet de la même année.
Ce décret a également promu 6 généraux de brigade au rang de général de division. Manque à l’appel, les généraux de brigade Hector Tchémo et Douala Massango. De nombreux colonels, 10 au total sont passés généraux de brigade. A la grande satisfaction des promus qui commençaient à languir, barrés par les « vieux » généraux qui redoutaient la retraite. Leur promotion arrive fort opportunément car les jeunes colonels craignaient de ne jamais passer généraux. L’âge de la retraite ayant sonné pour certains et pour d’autres venant au galop. Comme quoi tout vient à point pour qui sait attendre.
Guy Pancrace Ndzié
