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Nord-Ouest : La réplique des Bambalang fait deux morts chez les Balikumbat

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bamenda_01Le conflit entre les Balikumbat et les Bambalang s’enlise. Marafa Hamidou Yaya annoncé en sapeur pompier dans le Nord-Ouest. A la guerre comme à la guerre, tel est le credo qui anime le différend qui oppose les Bambalang aux Balikumbat dans le département du Ngoketunjia depuis le Week-end dernier.

 

 

La loi de Talion « œil pour œil, dent pour dent » a été respectée. Du moins si l’on s’en tient aux déclarations du gouverneur de la région du Nord-Ouest sur les antennes de la station régionale de la Crtv à Bamenda, au journal parlé en anglais hier jeudi matin à 7 heures.

 

 

En effet, malgré la réunion que le numéro 1 de la région a tenue à Ndop lundi 7 mars 2011 pour calmer les populations des deux villages en conflit, les Bambalang ne l’ont pas compris de cette oreille. A peine le gouverneur de la région a terminé la réunion de crise (au cours de laquelle il a donné des instructions fermes pour un retour au calme et à la paix) et regagné Bamenda, que les Bambalang ont contre-attaqué.

Ils ont « semé » les forces de l’ordre dépêchées sur le terrain depuis le déclanchement des hostilités. Utilisant des voies sinueuses détournées, les Bambalang ont débarqué à  Balikumbat. Cette contre-attaque a fait deux morts à Balikumbat et de nombreux dégâts matériels. Irrités, les Balikumbat se sont à leur tour mis en route pour une réplique à  la chefferie de Bambalang où sont réfugiés quelque 2500 déplacés, victimes de la première attaque de dimanche dernier. Selon le gouverneur sur les antennes de la station régionale Crtv Bamenda, les forces de l’ordre ont repoussé les belligérants Balikumbat.

 

 

 

On se souvient que ce conflit est parti de la défiance d’une interdiction d’organisation des funérailles à Bambalang. Interdiction faite par le conseil de notable Bambalang à un natif de Balikumbat résident à Bambalang.  Toujours est-il que la raison avancée par les notables Bambalang découlait du décès d’une des reines mères de la chefferie Baw-yakum ( Bambalang). Et conformément à la tradition de ce village, funérailles ne peuvent être organisées à Bambalang si celles de cette reine n’ont pas lieu. Ce natif de Balikumbat ne l’a pas écouté de cette oreille. Profitant du fait que le sous-préfet Ndimbeu Diefe Jean Marie, nouvellement entrant de Balikumbat, ne maîtrise pas encore la superficie de son territoire de commandement, ce natif de Balikumbat a sollicité et obtenu du chef terre de Balikumbat (contrairement au sous-préfet Mbarga Amougou de Ndop territorialement compétent) une autorisation d’organisation de ses cérémonies funéraires.

 

 

Les Bambalang trouveront en cette violation de leurs us et coutumes une abomination de mauvais goût. Informé, le préfet Kuela Valerie du Ngoketunjia a enjoint le sous-préfet de Balikumbat d’annuler la dite autorisation des cérémonies funéraires. Et pour cause, non seulement cet endroit n’est pas dans son territoire de compétence mais aussi et surtout, à la suite d’un conflit antérieur entre les deux villages, l’administration avait déclaré cette zone un nomansland.  C’est chose faite, le sous-préfet de Balikumbat annulera cette autorisation. Déçu, cet allogène Bambalang qui avait déjà fait tous les achats relatifs aux funérailles annulées de samedi 5 mars, a replié dans son village Balikumbat où il a fait entendre sa cause. La vengeance étant un plat qui se mange à chaud comme le dit un adage, des Balikumbat, armés ont effectué un raid  dimanche dernier au village Bambalang.

 

 

 

Un raid qui s’est soldé par la mort d’une personne. L’impression qu’on a eu,  à la découverte macabre de ce corps sans tête ni pied, est que cette personne aurait été décapitée avant d’être brûlée vif. Les insurgés ont également incendié et détruit au passage plus de trois cent habitations, faisant ainsi plus de deux mille cinq personnes déplacées sans abris. Des coups de feux nourris auraient également été entendus. De nombreux blessés par balle avaient été enregistrés dont quatre conduits pour des soins à l’hôpital du district de santé de Ndop.

 

 

 

Selon certaines indiscrétions, le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation était annoncé hier dans le Nord-Ouest, avec pour mission non seulement de mesurer l’ampleur des dégâts, réconforter les victimes mais aussi et surtout de trouver une solution définitive à ce différend.

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