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A 21 jours de son vol inaugural, l’équipe dirigeante de cette compagnie de transport aérien multiplie des artifices pour respecter le rendez-vous du 28 mars prochain. Ils savent que les Camerounais les attendent au tournant. Ils en ont tellement conscience, qu’ils se décarcassent au quotidien pour respecter le rendez-vous fait à l’ensemble de la nation.Créée par décret présidentiel N°2006/293 du 11 septembre 2006, au lendemain de la dissolution de la Camair, la nouvelle compagnie prend progressivement de la consistance. D’ailleurs, le public est désormais fixé sur le nouvel habillage de la compagnie. Pour marquer une nouvelle ère, les designers qui se sont penchés sur le cas de la Camair-Co ont emprunté un peu du vieux pour faire du neuf. C’est ainsi que l’ancien logo de la Camair a subi un petit lifting. L’étoile jaune empruntée à celui flanqué sur le drapeau national qui est placée en intersection de l’anneau rouge est cette fois agrandie au même endroit et mis en perspective sans pour autant créer une rupture sur l’anneau. Bien au contraire ! Elle a été mise en premier plan avec une sur luminescence du jaune.
Même l’habillage des avions de l’entreprise a connu un nouveau look. Avec l’aile arrière de l’avion peint dans sa partie supérieure en vert et dans sa partie inférieure en jaune et rouge. A en croire Emmanuel Mbozo Ndo, interrogé sur la symbolique de ce nouveau logo, ce nouveau logo n’est pas une copie de celui de l’ancienne compagnie. « Il s’agit de la naissance d’une étoile. » D’ailleurs, le slogan de la compagnie de s’en éloigne pas : « Camair-Co, l’étoile du Cameroun. » Les tenues des hôtesses et du personnel naviguant seront également assorties à ses couleurs. Selon M. Van Elk, il s’agit de la volonté de la nouvelle équipe de marquer la rupture. Tous les ingrédients seront ainsi déployés pour mettre cette nouvelle compagnie aérienne nationale aux standards internationaux. « Notre mission est d’établir avec cette compagnie, une génération nouvelle, offrant des produits de qualité supérieure, appuyée par une organisation très performante, qui brille dans la sécurité, le service à la clientèle et la gestion financière. » avait laissé entendre Alex Van Elk au cours de cette cérémonie.
Ambitions
Il est plus que question à en croire les différents responsables, de faire de la Camair-Co une compagnie durable, rentable, solide, afin de lui permettre de trouver « sa place dans ce contexte de grande complexité. » Et parce qu’ils savent qu’ils n’ont pas droit à l’erreur, Alex Van Elk a laissé entendre qu’il veut faire de cette la compagnie aérienne, une compagnie de choix pour les Camerounais et les voyageurs internationaux. Ce qui passe par la sécurité, la fiabilité et la connectivité, le tout accompagné par une inébranlable qualité du service, mais aussi par des prix concurrentiels pour une rentabilité soutenue.
Pour le début de cette aventure gargantuesque, les responsables de la nouvelle compagnie nationale de transport aérien ont misé sur la prudence et le professionnalisme. D’après les détails présenté dans leur business plan et validé par l’Etat du Cameroun, Camair-Co va démarrer avec deux avions : un Boeing 737-300 et un Boeing 767, le Dja, respectivement de 210 et 130 places. Ces deux aéronefs vont desservir pour ce début sur le plan local les villes de : Douala, Yaoundé, Garoua et Maroua. Respectivement douze, six et trois fois par semaine. Sur le plan sous régional, le Tchad, pour une fréquence de trois fois par semaine. Pour les vols de distances moyennes, douze pays vont être desservis.
Sur le plan international, la seule ligne desservie est Douala-Yaoundé-Paris, pour une fréquence de cinq fois par semaine. Et dans un futur proche, les destinations comme celles de Dubaï, de Chine et de Johannesburg, viendront s’ajouter. Pour réussir ce travail, Camair-Co va s’appuyer sur 330 personnes, dont 24 pilotes, avec une majorité importante de Camerounais et une expertise internationale.
Thierry Nyope
