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Ainsi, les postiers unis du Cameroun tiennent à marquer leur profonde préoccupation sur cette option dont, tranchent-ils, « l’Etat et le peuple camerounais n’ont pas encore fini de digérer l’expérience douloureuse de la gestion sous administration provisoire et de l’équipe de gestion canadienne ». Aussi, ils font savoir que « cette option porte en elle-même les germes de la remise en cause et de la compromission de toute le précieux capital de sérénité sociale engrangé grâce aux mesures sociales ordonnées par le chef de l’Etat ». Tout en dénonçant le fait que le passage de la gestion sous administration provisoire ou sous contrat de gestion, « a laissé sur le carreau, des milliards de francs cfa détournés », les postiers unis du Cameroun s’insurgent contre, précisant «des lobbies aux intentions inavouées qui veulent continuer à faire croire que le salut de la Campost ne viendrait que d’ailleurs ».
Camerounisation Le secteur postal étant du ressort de la souveraineté de tout pays, les postiers unis du Cameroun qui entendent désormais défendre « l’option de la camerounisation de la gestion de la Campost contre les options antinationalistes », estiment que la priorité du moment devrait être axée sur « le renouvellement du personnel, le mise en plan de l’Agence de régulation des postes dont l’expérience nécessité n’est plus à démontrer, la subvention par l’Etat et une gestion saine et transparente de la Campost, le paiement des arriérés du budget annexe, le paiement des innombrables plans sociaux et les multiples droits du personnel actuellement gelés et dont ne font pas cas les ministères des Postes et Télécommunications, des Finances, du Travail et de la Sécurité sociale, ainsi que les deux équipes de gestion ». Par ailleurs, les auteurs de cette correspondance trouvent anormal que le Minpostel soit le seul département ministériel à n’avoir pas initié de concours directs ou professionnels depuis bientôt 20 ans. « Le personnel de la Campost à l’effectif très réduit, est actuellement exploité comme des esclaves sans droits sociaux et travaillant triplement même les samedis », déplorent-ils. Pour eux, « l’orientation actuelle choisie par le Minpostel est susceptible non seulement de retarder le redressement de la Campost, mais et surtout de remettre en cause la paix sociale si chèrement acquise et de priver la jeunesse camerounaise d’immense opportunités d’emploi du fait de la perturbation de la gestion aventureuse qui se profite qu’à des clans mafieux ».
Accusations Tout compte fait, un doigt accusateur est ainsi pointé sur le ministre des Postes et Télécommunications M. Jean-Pierre Biyiti bi Essam. Il se dit d’ailleurs que son retour au Minpostel le 30 juin 2009 avait mis plus d’une personne dans de petits souliers. L’on signale d’ailleurs que lors de son premier passage dans ce département ministériel comme secrétaire général, de 2001 à 2007, il n’avait pas été de tout au repos, multipliant, dit-on, « beaucoup de casseroles ». D’après nos sources, Jean-Pierre Biyiti bi Essam devait plutôt s’employer à poursuivre la construction des télécentres communautaires sur l’étendue du triangle national. Projet initié par son prédécesseur Bouba Bello Maigari dont l’objectif était d’installer au Cameroun 2 000 télécentres communautaires d’ici à 2015. « Question de réduire la fracture numérique entre les zones rurales et urbaines, améliorer le confort intellectuel des populations, créer des activités génératrices d’emploi directs ou indirects pour les jeunes et les femmes des zones rurales », soutiennent nos sources. Autre chantier important souligné, « la mise en œuvre d’une stratégie de réforme devant permettre d’accompagner financièrement et techniquement le développement de Camtel ». Aux dernières nouvelles, le Premier ministère serait entré dans la danse en convoquant le directeur général intérimaire de cette société à l’immeuble étoile pour définir les modalités de la reprise de la Campost par des opérateurs étrangers. Affaire à suivre. |
