






![]() | Aujourd'hui | 24 |
![]() | Total | 2295024 |
Comme par le passé, des ennemis du développement du Cameroun s’activent dans des salons huppés de la capitale pour le contrôle des deux banques dont l’ouverture imminente a été annoncée par le chef de l’Etat le 17 janvier à Ebolowa à l’ouverture du Comice agropastoral.
L’ouverture d’une Banque des Pme-Pmi et d’une Banque agricole pour le renforcement du dispositif de financement de multiples projets, pourrait prendre corps dans les tout prochains jours.
De l’avis de la plus haute autorité du Cameroun, le président Paul Biya, l’ouverture de ces deux structures financières devrait résoudre l’épineux problème de l’insuffisance de financements qui est un frein indéniable au développement de l’économie camerounaise. Curieusement, dans certains cercles de décision au sein du sérail, la concrétisation de ce projet louable et viable, aiguise bien des appétits et autres convoitises. De hauts fonctionnaires de la République y voient une autre niche d’enrichissement.
A en croire nos sources dignes de foi, ceux-ci s’activent de jour comme de nuit pour le pilotage des opérations. Et au sein de l’opinion, il est clairement souligner que c’est vraiment à ce niveau que le chef de l’Etat devrait veiller personnellement à ce que les responsables qui seront appelés à la tête de la Banque agricole et de la Banque des Pme-Pmi, soient des personnes aux profils acceptables et légaux. Le cas contraire, les réseaux qui constituent la gangrène criminelle du Cameroun, gagneront le terrain, et l’on revivra alors les inoubliables épopées du Fogape, de la Banque camerounaise de développement, du Fonader et du Crédit agricole.
Vigilance
Pour des observateurs avertis, il ne saurait donc être question que de véritables ennemis du développement de ce pays, en fassent leur patrimoine personnel privé. Ce devrait constituer une véritable aubaine pour les promoteurs de microprojets désargentés. Comme cela se passe dans les pays où l’intérêt national prime sur tout. Et pour devenir un pays émergent d’ici à 2035, le Cameroun n’a plus besoin de ces cadres qui ne réfléchissent que pour leur ventre et leurs intérêts égoïstes. Par contre, le pays de Paul Biya a plutôt besoin au jour d’aujourd’hui d’hommes nouveaux, intègres et patriotes, ayant à cœur les multiples besoins des populations. Aujourd’hui que la chère patrie est sortie de la longue crise économique de tous les malheurs, et que tout ne dépend plus des institutions financières de Bretton woods, des mesures de prévention devraient être mises en œuvre pour éviter les scandaleux errements du passé.
Des historiens de ce douloureux passé soutiennent d’ailleurs que le Fogape, la Bcd, le Fonader et le Crédit agricole ont fait faillite parce qu’ils avaient été mal gérés par des responsables véreux et techniquement mal formés. Alors, la Banque des Pme-Pmi tout comme la Banque agricole que la majorité de vaillants Camerounais démunis attendent vivement, ne devraient plus en souffrir. Le président de la République a tout intérêt à ce qu’elles aient à leur tête des responsables consciencieux de l’intérêt national, des responsables ayant suivi des études appropriées de gestion financière et comptable des entreprises à risque, des responsables capables de s’assurer de la fiabilité des projets à financer, afin que l’argent engagé soit récupéré. Plus question de donner libre cours à d’éventuels prévaricateurs.
Arthur G. Bakande
