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Le nouveau président de l’Ordre des ingénieurs promet de mettre cette profession au cœur de la construction du Cameroun. Bien longtemps avant la 13ème assemblée générale ordinaire de l’Ordre national des ingénieurs de génie civil (Onigc) qui s’est tenue vendredi dernier à Yaoundé, l’ancien ministre des Travaux publics, Jerôme Obi Eta, après avoir présidé aux destinées de ce regroupement corporatiste pendant trois ans, avait clairement indiqué son intention de ne pas rempiler pour un autre mandat.
Une attitude qui, couplée à son œuvre à la tête de l’Ordre, lui ont valu une Standing Ovation expressément instruite par le secrétaire d’Etat aux Travaux publics, Hans Nyetam Nyetam, lui-même membre de cet Ordre.
Jerôme Obi Eta est donc ainsi sorti par la grande porte, cédant son fauteuil de président de l’Ordre à celui qui était alors son premier vice-président, Kisito Ngoa. C’était au terme d’une élection sereine, puisque s’étant déroulée sur la base d’une liste consensuelle remaniée à 30% seulement par rapport au bureau sortant. C’est peut être la raison pour laquelle dans sa profession de foi, le nouveau président de l’Ordre national des ingénieurs de génie civil souhaite inscrire son mandat «dans la lignée de [ses] illustres prédécesseurs», tout en y apportant une touche particulière de manière à «mettre les ingénieurs de génie civil au cœur de la construction [du] pays».
Cette ambition, lit-on dans la profession de foi du nouveau président, passe par l’assainissement de la profession à travers le respect strict des lois qui l’encadrent, l’accentuation des concertations avec la tutelle, le renforcement de l’implication de l ’Ordre dans les comités et commissions stratégiques, le renforcement de la présence des ingénieurs de génie civil partout dans la pays, la transformation du siège de l’Ordre en Maison de l’ingénieur, véritable cadre de perfectionnement et de formation, terreau des ressources documentaires, cadre de réflexion privilégiant la confraternité et l’entraide.
Mais avant d’atteindre ces objectifs, Kisito Ngoa devra d’abord réussir à intéresser les ingénieurs de génie civil aux activités de l’Ordre. Car vendredi dernier, par exemple, ils n’étaient qu’à peine 100 à prendre part aux travaux, sur les…1180 inscrits au tableau de l’Ordre. Au sein duquel le nouveau président fait littéralement partie des meubles. En effet, Kisito Ngoa, 44 ans, est un membre de la première heure du conseil de l’Ordre national des ingénieurs de génie civil créé en 2001. Dès 2002, cet ingénieur conseil diplômé de l’Ecole supérieure des travaux publics (Estp) de Paris et de l’Institut d’administration des entreprises de Nancy y occupe le poste de secrétaire général. Pendant deux mandats. Avant d’être propulsé en 2008 au poste de premier vice-président.
Ancien coordonnateur d’un programme de l’Union européenne, qui a travaillé avec le Feicom et le Fonds routier en qualité de consultant, Kisito Ngoa dispose de trois ans pour implémenter sa feuille de route. Tâche pour laquelle il aura certainement besoin des conseils des doyens de la profession tels que Clétus Ambe, qui a été fait ingénieur Emeritus vendredi dernier, distinction attribuée à ceux qui totalisent 35 ans d’activités en qualité d’ingénieur de génie civil. Il rejoint sur ce piédestal un certain Jerôme Obi Eta, le président sortant de l’Ordre.
Brice R. Mbodiam
