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L'une des clés de l'échec du "soulèvement du 23 février" dernier est le refus des conducteurs de moto-taxis de suivre Nintcheu, Mboua Massok et autres Kah Mbang Walla. Infiltrés par le Rdpc!
Les bendskinneurs ont tenu une assemblée générale hier, un jour après la "révolution manquée" pour élire un nouveau bureau mais, surtout, pour dire qu'ils avaient refusé d'être manipulés et d'être embarqués dans un combat qui n'était pas le leur.
On a remarqué, dans la salle des travaux, la présence d'un homme d'affaires très proche du Rdpc, le dénommé Robert Mouthé Ambassa , qui, parlant au nom des bendskinneurs et pour justifier leur refus de s'associer au mouvement de constestation, a repris une rengaine chantée il y a deux jours par Issa Tchiroma : "nous ne voulons pas être envoyés devant les fusils alors que leurs enfants sont bien au chaud à l'étranger. Ce que nous demandons au gouvernement, c'est de s'occuper de notre sort!" Le Rdpc a donc, de toute évidence, infiltré le milieu des bendskinneurs qui font la loi à Douala. On comprend mieux pourquoi le préfet Bernard Okalia Bilaï et le délégué du gouvernement Fritz Ntoné Ntoné ont cessé, depuis belle lurettte, de leur exiger permis de conduire, taxes, chasubles, badges et autres casques.
Le choix est néanmoins risqué car il est impératif d'assainir le milieu des conducteurs de moto-taxis. Pour trois raisons au moins :
* ils sont impliqués dans la plupart des accidents de circulation surviennent en zone urbaine et qui causent la mort d'au moins deux personnes chaque jour.
* ils sont impliqués dans un nombre sans cesse croisant de faits d'insécurité (vols, braquages, agressions).
* ils n'oublient pas que le régime Rdpc est responsable de leur sinistre situation et peuvent rapidement se retourner contre leurs "amis" d'aujourd'hui en cas de proposition crédible de l'opposition.
