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Vérification. Des hommes en treillis ont fouillé la cellule N° 18 occupée par Forjindam, Ngamo Hamani, Nguini Effa, Lapiro de Mbanga et Paul Eric Kingue. Que recherchaient des hommes en treillis au sein de la cellule N°18 de la prison centrale de Douala le mardi 22 février dernier ?
Si rien ne filtre du côté des officiels à ce sujet, des sources proches du Jour indiquent que la visite inopinée des militaires était une mesure préventive.
Elle s’inscrirait dans le sillage de la psychose suscitée par les manifestations annoncées depuis la semaine dernière par certains opposants au régime du président Biya, et sévèrement réprimées par les forces de l’ordre mercredi dernier. « Ils parlent de fouilles mais la vérité, au fond, est que le régime soupçonne ces détenus d’avoir des connections avec les organisateurs de ces manifestations.», prévient une source pénitentiaire, approchée par le reporter du quotidien Le Jour. Selon notre source, des rumeurs auraient été répandues au sein de l’appareil d’Etat, faisant état de ce que les manifestants se déporteraient vers la prison pour libérer ces détenus « de luxe », au cas où les troubles prospéraient.
Le Jour a appris qu’une dizaine de militaires, accompagnés de quelques gardiens de prison, se sont rendus à la cellule N°18, et ont procédé aux fouilles. Nos informateurs affirment que parmi les visiteurs, figuraient un colonel et un capitaine. Pas plus ! Les militaires n’ont emporté que quelques chargeurs de téléphone, apprend-t-on. « Le téléphone arabe fonctionne très bien en prison. Les détenus Vip ont certainement été alertés avant même l’arrivée de ces soldats», ajoute la source. Selon un détenu à la cellule 18, les militaires voulaient savoir comment certaines personnalités incarcérées à la prison de New-Bell parviennent à se connecter avec le monde extérieur, alors que l’usage d’ordinateurs et de téléphones portables leur est interdit. Jusqu’à hier, ces militaires campaient dans un poste aménagé pour eux dans le domaine du régisseur.
Théodore Tchopa
