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Ils sont soupçonnés d’être de connivence avec les organisateurs de la marche du 23 février 2011. Les actionnaires de cet établissement de micro-finance ont pris sur eux la responsabilité de fermer les activités de cette structure financière samedi dernier sans en informer la clientèle qui avait pourtant continué à faire les dépôts la veille.
Non contents de qu’ils considèrent comme une duperie, ils ont pris d’assaut depuis lundi dernier le boulevard de la liberté pour perturber la circulation afin de faire entendre de vive voix leur mécontentement. Certains client étaient en pleurs, voyant volé en éclats leurs petites économies en cette période difficile de vie chère. Il faut dire que cette crise sociale survient au moment où des leaders politiques ont lancé un mot d’ordre de manifestation publique pour commémorer les martyrs de la grève de la faim de février 2008.
Conscients que la fermeture de Cofinest peut dégénérer en une autre émeute, les autorités administratives de la région du Littoral ont pris le taureau par les cornes. C’est ainsi que M. Okali Abilaï, préfet du Wouri, a d’abord pris une décision interdisant les manifestations dans la ville de Douala jusqu’à nouvel ordre. Ensuite, il a demandé aux clients de Cofinest de rentrer chez eux en attendant qu’une solution urgente soit trouvée à leurs problèmes.
Il restait alors la rencontre avec les actionnaires de cet établissement de micro-finance. Ils ont été sommés par le préfet de rouvrir cette banque le 22 février 2011 au plus tard à 14h. Ce qui n’a pas été fait. Le préfet du Wouri a exigé que tous les débiteurs qui ont utilisé l’argent des épargnants pour financer leurs affaires personnelles soldent leurs créances ; dans le cas contraire, des poursuites judiciaires seront engagées à leur encontre. Affaire à suivre.
D.N
