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Des inscriptions portant le message « Chassons Biya » ont été immédiatement recouvertes de peinture hier dans la matinée. Sous l’œil vigilant de la police. L’un des responsables de l’Ecole publique du centre administratif, qui a requis l’anonymat, n’en revient toujours pas.
A quelques mètres de là, au lieu dit « montée Sni », le mur d’enceinte du Centre médical d’arrondissement de Yaoundé V présente lui aussi la même inscription. Une première couche de peinture, posée tôt le matin par un employé, peine à cacher intégralement le message de couleur verte que l’on peut encore bien distinguer. Un peintre « professionnel », réquisitionné urgemment par les responsables du lieu essaie tant bien que mal de redonner leur « honneur » à ces murs, « souillés » ainsi par des inconnus. « J’ai pris mon service ce matin à 6h et ses inscriptions étaient déjà là. Je ne peux pas vous dire qui en est l’auteur », souligne un employé qui précise en outre que la responsable du Centre « n’est pas là, elle vient de sortir ».
Certains confrères, qui s’étaient rendus à ces deux endroits au moment des faits, affirment par ailleurs avoir été empêchés de prendre des images.Cette affaire intervient dans un contexte fort tendu. Il y a deux semaines, des tracts répandus dans les villes de Bafoussam et Bamenda ont appelé à une démission du gouvernement. La semaine dernière, plusieurs partis politiques ont appelé à un meeting populaire demain à la salle des fêtes d’Akwa à Douala, en commémoration des événements de février 2008. Parmi ceux-ci, le Sdf, le Manidem, l’Upc et le Pds. Des figures de la société civile, comme Kah Walla, ont appelé à se mobiliser pour dire « ça suffit ». De son côté, l’activiste Mboua Massock invite depuis plusieurs mois les camerounais à descendre dans la rue et appelle à un soulèvement populaire dès demain, 23 février 2011.
