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Presby:Cacophonie au sommet

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presby-paul-ngam0153Deux hommes se disputent aujourd’hui la présidence de la Jeunesse du Président Biya (President Biya’s Youth – Presby). Qui est le président actuel de la Jeunesse du président Biya ? Bien malin qui pourrait répondre à cette question avec totale conviction.
Dans le camp des membres de cette association de soutien à Paul Biya, deux voix s’élèvent aujourd’hui pour répondre par l’affirmative.D’un côté, Paul Ngam, le président élu à la tête du mouvement le 27 juin 2009 au terme d’une assemblée générale tenue à la maison du parti de Nkolndongo à Yaoundé.

De l’autre côté, Ali Adji, désigné président au terme d’une réunion de crise organisée le 29 janvier dernier à Yaoundé. C’est ce dernier que certains membres de l’association présentent comme le président de la Presby aujourd’hui. Franck Lucien Meme, le responsable de la communication de cette association, est de ceux-là. Et il évoque les raisons qui ont conduit à cette réunion de crise. On reproche à Paul Ngam « une dérive autocratique » et une prise souvent unilatérale de décisions. La dernière en date étant la suspension du président régional de la Presby pour le Centre, Ange Sama. A en croire Franck Lucien Meme, la réunion du 29 janvier a d’ailleurs conduit à la réhabilitation de ce président régional avant « le remplacement » à la tête de l’organisation de Paul Ngam par Ali Adji qui en était le premier vice-président.

 

 

Ce dernier lui-même ne doute pas un instant de la régularité de sa promotion du moment que, dit-il, « cette réunion de crise était présidée par le président du conseil national, Souleymanou Oumarou Djam qui a d’ailleurs signé les résolutions de cette réunion. » Ajoutant que cette réunion avait enregistré la participation de tous les présidents régionaux du mouvement ; et que par conséquent, le quorum était atteint.

 

Statuts généraux

 

Joint au téléphone par La Nouvelle Expression, le président du conseil national s’inscrit pourtant en faux. « J’ai participé à la réunion, mais seulement au début », dit-il. Et il continue : « Il était question de réfléchir pour venir au secours du président régional du Centre en plaidant pour la levée de sa suspension. Mais, quand j’ai constaté que la réunion déviait de cet objet, je suis parti ».

 

 

Il ajoute qu’il n’avait pas été  fortement convié à cette réunion. Laquelle, dit-il, s’est tenue dans le bureau d’Ange Sama, « en présence de deux à trois présidents régionaux seulement, et de moins de cinq membres du bureau. » Bref, « c’était une réunion irrégulière », martèle-t-il. S’appuyant sur les dispositions de l’alinéa 2 de l’article 8 des statuts généraux de la Presby. Cet article dispose : « L’assemblée générale se tient une fois tous les deux ans en session ordinaire sur convocation du président national. Toutefois, en cas de nécessité, une assemblée générale extraordinaire peut être convoquée par le président national ou en cas de crise par le président du conseil national sur proposition écrite des trois quarts (3/4) des membres du bureau national ». Un bureau national qui compte 36 membres.

 

 

C’est exactement le même argument que brandit Paul Ngam qui s’interroge même : « on ne sait même pas qui a convoqué cette réunion ! Puisqu’une assemblée générale ne peut être convoquée que par le président national ou le président du conseil. » Il souligne que c’est lui-même qui, depuis Douala, avait proposé au président du conseil national d’aller voir ce qui allait se passer à cette réunion dont il avait eu connaissance de manière informelle. Pour lui, « ce sont des manœuvres de déstabilisation organisées par des aigris ». Et il conclut : « je suis le président en exercice de la Presby, et mon mandat court encore. » Pour l’heure, Souleymanou Oumarou Djam dit qu’il se prépare à convoquer une réunion du conseil national pour tirer cette situation au clair…

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