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L’initiative de la branche camerounaise du Business Council for Africa (Bca) a été lancée hier, à Yaoundé. « Au moment où le Cameroun aspire à devenir un pays émergent, on ne peut pas prospérer dans un environnement de corruption. »En détail le réseau a l’ambition de créer une plate forme d’échanges et de partenariat agissant entre le public et le privé à l’effet de combattre ensemble la corruption, mettre tous les participants à la rencontre au même niveau d’informations sur la stratégie nationale et le système anticorruption du Cameroun – les structures et organismes existants, leur rôle, les soutiens possibles…-.
De même, les organisateurs comptent amener les uns et les autres à prendre la pleine mesure des diverses implications de leur engagement à lutter contre la corruption. Au final, il s’agit de converger vers un objectif édictée par la stratégie nationale de lutte contre la corruption : « A l’horizon 2015, le Cameroun est un pays où l’intégrité constitue une valeur capitale pour tout citoyen, avec une croissance économique fondée sur le travail bien fait, distribuée de manière équitable afin d’assurer le bien être social dans un environnement préservé…»
Représailles
Il est un fait, souligne le Réseau, la corruption a un effet destructeur sur la démocratie, l’économie et le bien être au sein de la Nation. Elle minore la force de la loi, obstrue le développement des marchés, repousse les investisseurs, augmente le coût des opérations pour l’entreprise. En outre, « Certaines entreprises dépensent de fortes sommes dans des arrangements délictueux, plutôt que d’investir pour leur propre développement à travers la fabrication et la mise sur le marché de produits et services de qualité. Au final, ces entreprises perdent continuellement leur compétitivité. »
L’heure est donc à la sensibilisation. Et hier plusieurs thèmes ont été abordés : les orientations du gouvernement en matière de corruption ; La stratégie nationale anti-corruption, sa mise en œuvre et ses résultats jusque là. Autres sujets de débats : Pourquoi une entreprise se donnerait-elle la peine de combattre la corruption, plutôt que d’exploiter les faiblesses du système à son avantage ? Quelles protections existent pour ceux qui s’engagent à lutter contre la corruption et qui pourrait pour ce fait s’exposer à des représailles des parties opposées ?
Les étapes à franchir pour une entreprise désireuse de mettre en œuvre un programme d’intégrité ? A quelles difficultés devrait-on faire face dans une démarche d’intégrité ? L’expérience de ceux déjà engagés dans une démarche d’intégrité. Au bénéfice des participants venus de divers horizons : représentants des instances publiques de lutte contre la corruption (Conac, Anif, Png, Choc, cellules ministériels anti-corruption, impôts, douanes, police et gendarmerie…), hauts responsables de diverses administrations publiques (justice, finance, économie, Armp), Ong et autres organisations internationales engagées dans la lutte contre la corruption.
