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L’édifice de 18 salles de classes du lycée de Bonaberi n’est pas sécurisé. C’est un retournement de situation inexpliquée. «Quand nous sommes revenus le 4 janvier dernier pour le deuxième trimestre, les surveillants nous ont dirigé vers les salles de classes qui nous avaient été attribuées à la rentrée. Ils nous ont dit que le bâtiment a été réparé».Le problème remonte à plus loin que le mois de novembre. « J’étais en classe de première l’année dernière. Et ce bâtiment abritait les classes de terminale, première et seconde. Seulement, nous en avons été déplacés avant la fin du troisième trimestre. L’on ne nous a donné aucune explication valable. Il nous a tout simplement été dit qu’il s’agissait d’un recasement», raconte-t-elle.
Du côté de l’administration, le ton est différent. A en croire l’intendant du lycée, «tout ce que je peux dire ce que nous avons fait appel à un expert qui nous a rassuré sur l’état du bâtiment. Nous n’y aurions pas mis des enfants si cela constituait un danger», confie-t-il avant d’envoyer le reporter de Mutations vers le proviseur. «Madame le proviseur est très occupée en ce moment», s’entend-t-on répondre au secrétariat de madame Akono.
Le bâtiment en question est à 3 niveaux (R+2). Il a été construit en 1991, année au cours de laquelle le Collège d’enseignement secondaire de Bonaberi prenait le statut de lycée. Les élèves en ont été délogés en novembre 2010 parce ce bâtiment présente des fissures. A en croire une source bien introduite, « l’administration avait pris cette précaution car on craignait que ledit bâtiment s’écroule. Le balcon, sur lequel les élèves s’appuient souvent, menaçait de céder». Des informations qui ont été balayées d’un revers de la main par le proviseur. Même si de sérieux réaménagements avaient été faits sur les programmes des élèves des 18 classes qui constituent ce bâtiment.
Alfred Epacka (Stagiaire)
