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Les véritables raisons de la création de la Mission de régulation des approvisionnements des produits de grande consommation. Des indiscrétions laissent entrevoir une mesure visant à apaiser le redoutable mois de février dont les évènements d’il y a trois ans restent vivaces dans les esprits.
La mission qui a vu le jour par décret du président de la République en début de semaine, est une trouvaille de plus autour de la lutte contre la vie chère au Cameroun. De l’exploitation du contenu du texte présidentiel, l’on retient qu’elle a pour tutelle les ministères du Commerce et des Finances respectivement responsables des volets techniques et financiers. En tant que structure publique, il lui est particulièrement assignée de réguler les approvisionnements des produits de grande consommation.
A ce titre, elle reçoit du chef de l’Etat les coudées franches pour acheter les produits de première nécessité puis les distribuer à des prix imbattables. « En tout, elle se veut une structure d’alerte ,d’achat ,d’importation et de stockage des produits de grande nécessité à écouler aussi bien sur les marchés témoins que périodiques »précise les termes du décret.
Ce n’est pas la première fois qu’une mesure allant dans le sens d’améliorer et alléger le cadre de vie des populations est prise au plus haut niveau de l’Etat. La dernière remonte à l’après émeutes de février 2008. A cette époque, le chef de l’Etat demandait au ministre du Commerce de créer des marchés témoins dans les principales métropoles du pays que sont Yaoundé, Douala et Bafoussam. Sur ces derniers, devaient être appliqués les prix homologués par ce département ministériel. Jusque là visible lors des grandes fêtes et autres rendez- vous populaires, ceux-ci vont devoir s’étendre aux zones rurales ; et ce à travers les marchés périodiques
Prévention
La mesure présidentielle filtre un double fait. Dans un premier temps, il y a l’attention d’un homme à l’écoute de ses populations dont la majorité vit avec moins de 8 dollars par jour. Elle vise ainsi à leur faciliter l’accès aux produits de première nécessité tels le poisson, le sucre et autres denrées rares sur les étals et dans les magasins ces dernières semaines. Le but étant de stopper l’inflation et la pénurie tant décriées par les consommateurs.
Dans un second temps, il y a la crainte que suscite désormais le mois de février .On se souvient d’ailleurs que ces plaintes étaient à l’origine des émeutes de février 2008 plus connues sous le pseudonyme des « émeutes de la faim ».Par ailleurs, l’on lie la mesure à l’actualité dans le Maghreb. Cette partie du continent africain est secouée depuis quelques semaines par des mouvements de rues animés par des personnes exprimant leur mal être. Lequel mal être serait, aux dires des insurgés, consécutifs à la dictature des gouvernants .Et du coup la tension fait craindre à plus d’un.
Toutefois, certains esprits mal égarés essayent de s’inspirer de cette actualité brûlante au Maghreb pour planifier des troubles sociaux au Cameroun. C’est ainsi que les Renseignements Généraux ont fait part au président de la République d’un plan ourdi par certains opérateurs économiques pour enflammer le Cameroun. Ce plan visait à créer une grande pénurie généralisée des produits de grande consommation afin de faire descendre des Camerounais dans la rue ; lesquels saisiraient cette occasion pour poser des revendications d’ordre politique et exiger même la libération de certaines personnalités détenues à la prison centrale de Yaoundé Kondengui dans la cadre de l’opération épervier. Mal leur en a pris car, la nouvelle Agence va contrecarrer ce projet démoniaque en ravitaillant nos marchés.
Le Cameroun n’est d’ailleurs pas le seul pays africain a avoir placé des garde-fous. Le guide libyen à quelques longueurs du théâtre des opérations de Tunis et de l’Egypte toujours en cours, a dans ce même contexte revu le niveau de vie de ses concitoyens ; à travers la création d’environs deux cent mille emplois et ordonné la réduction du cours des denrées de première nécessité.
Tenant en définitive à cœur le dicton selon lequel prévenir vaut mieux que guérir , Paul Biya en séjour privé en Europe a comme tué dans l’œuf l’intention de certains agitateurs qui pour des raisons inavouées ,voudraient bien en temps opportun se souvenir des victimes de cette période qui se range petitement dans le registre des commentaires.
Constant Ekolle
