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Cette préoccupation, le ministre des Finances l’a notée dimanche dernier 30 janvier sur les antennes de la Crtv qui inaugurait une nouvelle trouvaille de Dimanche midi, La dernière heure.
Une fois encore, l’homme de Mfomakap une localité située à moins d’une douzaine de kilomètres de la capitale en allant vers Nkomotou sur l’axe Yaoundé-Bafoussam, a mis en exergue sa bonne maîtrise des affaires économiques et financières.
Même si ses pourfendeurs qu’on recrute dans les rangs des ex-employés des sociétés d’Etat, ne le lui reconnaissent pas. Raison : ils en veulent au ministre des Finances pour avoir refusé de payer la prime de reconversion qui est une instruction du président de la République. Au cours de cet entretien avec François Marc Modzom et Alain Belibi, Lazare Emmanuel Essimi Menye s’est définit comme l’adepte de la qualité de la dépense. Contrairement aux années antérieures, il soutient que le budget 2011 est déjà lancé. Lui qui a pour principal rôle de régulariser les dépenses de l’Etat et de les payer, a révélé que toutes les administrations ont fait parvenir à ses services les détails de leurs dépenses.
Cartes sur table
Tout en se félicitant du fait qu’il n’y ait de files d’attente devant les services de son département ministériel, l’argentier national, parlant du budget 2011, fait savoir que « tout se passe dans la normalité des choses ». Relevant que chaque jour, le ministère des Finances collecte des taxes et exécute les dépenses prévues. « En 2011, nous sommes plus alertes qu’en 2010 ». De l’avis du premier invité de La dernière heure, 2011 est une année spéciale. Il sous-entend les échéances électorales et souligne que son département ministériel prend des dispositions « pour fonctionner normalement et faire face aux demandes de dépense ».
Pour Essimi Menye, 2011 est un levier pour tous les Camerounais en ce qui concerne la gestion du budget de l’Etat qui est organisé sous une loi des finances. « La qualité de la dépense qui devra être renforcée, est un souci réel. Les dépenses doivent être bien faites car, nous sommes face aux besoins des collectivités », a-t-il martelé.
L’épineux problème de la surfacturation soulevé, le Minfi pense que tout le monde devrait prendre conscience « pour que le bien-être revienne pout tout le monde. Concernant le train de vie de l’Etat, il estime que celui-ci a baissé et que les statistiques sont là pour le prouver. Il cite en exemple le parc automobile qui est suspendu d’acquisition depuis trois ans. Selon lui, ce sont les autres dépenses qui causent problème, à l’instar de la forte consommation du carburant. Néanmoins, le Minfi soutient mordicus que le Cameroun est sorti de la longue crise économique, et que les projets structurants annoncés par le chef de l’Etat seront une réalité cette année qui vient de commencer.
Propagande électorale
Il énumère entre autres les barrages hydroélectriques de Memve’ele et de Mekin, le barrage hydraulique de Lom Pangar, le port en eau profonde et la centrale à gaz de Kribi. Des projets qui, explique-t-il, vont créer des emplois et un mouvement de ressources financières. « L’argent va circuler un peu plus », renseigne-t-il.
Interrogé sur les chantiers routiers, Essimi Menye affirme que les moyens sont là. « La route Bamenda-Mamfé-Ekok est déjà financée. Pour la Ring Road, les financements sont là et les travaux commencent bientôt », déclare l’argentier national. François Marc et Alain l’ont également incité à se prononcer sur la réalisation des routes bitumées annoncées par Paul Biya le 17 janvier dernier à l’ouverture du Comice agropastoral d’Ebolowa : « la route Sangmélima-Mengong-Ebolowa est financée par le Bip, Ebolowa-Akom II-Kribi rentre dans le cadre des travaux du barrage de Memve’ele, et pour la route Sangmélima-Djoum-Ouesso, une partie des financements est disponible et les études vont bientôt commencer ». Et de faire retenir que la route reste un élément essentiel pour la relance économique.
Parlant de la Camair.Co, Essimi Menye laisse entendre que l’installation le 27 janvier dernier n’est autre que la mise en puissance de tout le système mis en place. Il lève une autre inquiétude, celle de voir cette société de transport aérien commencer ses activités qu’avec le seul Dja : « il faudrait commencer par un avion… Mais la compagnie va démarrer avec plus de trois avions ».
Synthèse de Jean-Pierre Bitongo
