revue de presse
sport
podcasts
staff

Newsletter




HitRadio sur Skype

Skype hitfmradio

Stat. des visites

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
mod_vvisit_counterAujourd'hui34
mod_vvisit_counterTotal2295034

Société Africaine des Nouvelle Technologies
CAIC - FADIL GROUPE

Les contrôles de la police : Les policiers se font discrets

PDFImprimer

policier-conContrôles routiers. Désormais, on ne les aperçoit que le matin et le soir, lorsque la circulation est dense. C’est la grande bousculade aux différentes routes qui conduisent au rond-point de la Poste centrale ce 31 janvier 2010.

 

Les voitures, en grand nombre, essayent de passer l’une avant l’autre. Les feux tricolores fixés aux différentes entrées du carrefour ne sont plus vraiment considérés. Ils sont sans cesse violés par les nombreux automobilistes et piétons qui vont et viennent.

 

Plus bas, vers la cathédrale Notre-Dame des Victoires de Yaoundé, des policiers tentent de remettre de l’ordre. Ils viennent en appui au dispositif électronique de gestion de la circulation. Le 22 novembre 2010, Martin Mbarga Nguélé, le délégué général à la Sûreté nationale (Dgsn), a mis fin aux contrôles routiers sur l’ensemble du pays. C’était lors d’une rencontre des services centraux et extérieurs de la police. Le Dgsn s’est offusqué du comportement peu honorable de ses collaborateurs. A Yaoundé, en plus de réguler la circulation, les policiers sont revenus à des missions d’éducation et d’information. L’accent est mis sur le civisme des populations. A Biyem-Assi, les policiers du commissariat du 9ème arrondissement de Mendong sont sur le terrain dès 6h. Jusqu’à 9h, ils sont aux différents arrêts-taxis pour s’assurer que les usagers n’empruntent pas les voitures n’importe où. Ils évitent ainsi que se forme l’embouteillage.

 

 

Du côté de Mvolyé, d’Olézoa ou encore du Cradat, d’autres policiers s’assurent chaque matin que la circulation reste fluide à ces endroits. Pas de désordre, une seule ligne pour tous. De temps en temps, ils arrêtent les automobilistes au niveau des passages cloutés pour permettre aux écoliers et autres piétons de traverser. Au centre-ville, les policiers que l’on rencontre orientent également des usagers dans la ville. Placée en face de l’immeuble Camtel, une vieille dame voudrait se rendre au « carrefour Régie ». Elle est vite renseignée par une jeune gardienne de la paix portant un casque blanc. Dans la soirée, de 17h à 20h, on les retrouve encore sur la route. Ils s’assurent que les conducteurs ne créent pas de bouchons en se faufilant dans les files. Parfois, ils vont même jusqu’à improviser un cours express du code de la route aux chauffeurs désordonnés.

 

Gendarmerie

Comme les policiers, les gendarmes sont désormais aussi concernés par la suspension des contrôles routiers. Jean-Baptiste Bokam, le secrétaire d’Etat à la Défense en charge de la Gendarmerie nationale, l’a annoncé le 25 janvier 2011 au cours d’une sortie médiatique. Il a déclaré que les contrôles fixes de la gendarmerie nationale n’étaient plus autorisés. Et que les contrevenants s’exposent à des sanctions. Cette déclaration du Sed faisait suite à de nombreuses plaintes des transporteurs à travers leurs syndicats. Ils ont dénoncé le racket, le rançonnement et le trafic d’influence dont ils sont victimes au quotidien sur les routes. Finies donc les barrières de gendarmerie aux entrées ou sorties des villes. Finit aussi le motard qui demandait les papiers du véhicule aux chauffeurs des compagnies de transport interurbain.

 

 

Auprès de la population, les réactions sont celles de satisfaction. Dans les compagnies de transport, la nouvelle est considérée comme une libération. Pour Ahmadou, chauffeur à la compagnie la Kribienne, « il fallait parfois débourser 1500 Fcfa quand vous tombiez sur un contrôle de gendarmerie. Vous payiez en fonction du nombre de membres de l’équipe ». Si les gendarmes quittent la route, les populations espèrent cependant qu’ils seront affectés à la sécurité de proximité. « Nous sommes tous les jours agressés dans les quartiers. Si les policiers sont confinés à la circulation, que les gendarmes soient affectés à la protection des personnes. Ils ont une formation militaire. Ils sont à même de tenir efficacement tête aux bandits de grand chemin », souhaite Séverin Mwelnjel, propriétaire d’un cybercafé au quartier Omnisports.

Muriel Edjo

 

Présents en périphérie Bafoussam. Les contrôles de police se sont retirés dans les zones reculées.

Le pr incipal poste de contrôle situé à l’entrée de la ville de Bafoussam, au voisinage du site des agences de transport, n’existe plus. Les policiers qui s’y trouvaient se sont retranchés à force de se heurter à des citoyens qui leur rappelaient, avec des insultes, qu’en vertu des décisions du délégué général à la Sûreté nationale, ils n’avaient pas leur place là-bas. Les bénéficiaires sont les taximen qui, épargnés de certains contrôles, ont réduit les surcharges. D’après Madeleine Simo, fonctionnaire résidente à Bandjoun , «un client peut empêcher le chauffeur de surcharger, sans s’entendre dire de ce dernier qu’il cherche l’argent des policiers».

 

 

A la sortie de la ville menant à Bamenda, les contrôles se poursuivent. C’est juste devant la brigade de gendarmerie de Lafé que les gendarmes se sont installés. Avant eux, les policiers ont placé leur herse et se sont installés à l’entrée de l’école publique de Kena. On trouve une multitude de contrôles dans les zones reculées du centre-ville. C’est ainsi que les véhicules qui parcourent la vingtaine de Km séparant Bafoussam de Bamendjou doivent se heurter à quatre contrôles de gendarmerie, au lieu de deux comme par le passé. En plein cœur de Bafoussam, la police a opté pour les contrôles mobiles.
A bord de leurs motos et des cars de la police, ils interpellent les véhicules d’un coup de sifflet. Joseph Tachi, un taximan de la ville de Bafoussam, constate que cette solution est plus difficile à gérer. «Avant, il était possible de savoir où se trouvaient les policiers et de se résoudre à travailler de l’autre côté de la ville. Maintenant, ils sont partout et réclament même ouvertement l’argent du carburant de leur véhicule. Je pense que leur patron doit trouver une solution plus efficace.»

 

Honoré Feukouo

 

Des gendarmes en route

Adamaoua. Malgré la décision du Sed de suspendre les contrôles, des agents de la brigade routière de Ngaoundéré font de la résistance.

 

La décision du secrétaire d’Etat à la Défense (Sed) interdisant les contrôles fixes de la gendarmerie sur toute l’étendue du territoire n’est pas respectée par les éléments des différentes brigades de la Vina. Hier, lundi, à 11h 40, trois gendarmes de la brigade de Ngaoundéré ont élu domicile au lieu dit carrefour Malang, à une quinzaine de kilomètres du centre ville. Conduits par un maréchal de logis, ils stoppent les camions, les bus de transport en commun et même les taxis de couleur jaune faisant l’axe Ngaoundéré-Tchabal.

 

Ici, selon l’un des gendarmes, la décision du Sed ne tient pas compte de la réalité sur le terrain : «Ce qu’il dit c’est pour endormir les populations. Nous sommes en route et nous faisons notre travail. Un peu plus loin, c’est à bord de deux véhicules Toyota que des éléments de la brigade routière de Ngaoundéré attendent l’arrivée de camions et autres véhicules. Selon l’un d’entre eux, «la brigade routière n’est pas concernée par la décision du Sed. Nous sommes sous la responsabilité du général commandant la 3ème région de gendarmerie et il n’y a que lui pour nous dire de quitter les contrôles», déclare-t-il.

 

 

A une centaine de mètres de la brigade routière, des éléments du Gmi N°09 de Ngaoundéré sont aux aguets. Selon un inspecteur de police rencontré sur place, «l’inapplicabilité de la décision interdisant les contrôles est de la responsabilité des différents chefs de corps. Il faut que le délégué régional de la Sûreté nationale et le commandant de légion tape du poing sur la table pour mettre fin aux contrôles. Apparemment, personne ne veut le faire», dit-il.

 

A la légion de gendarmerie de l’Adamaoua, on affirme que la décision du Sed est suivie et appliqué à la lettre. Le colonel Robert Pilo affirme que « la décision ne date pas d’hier ou d’avant-hier. Nous avons pris les dispositions pour que les contrôles fixes soient interdits. Nous sommes les exécutants et nous exécutons les ordres de la hiérarchie comme il se doit », déclare t-il. Selon une source à la légion de gendarmerie, « il faut une décision préfectorale pour que les contrôles fixes de la gendarmerie soient levés».

 

Adolarc Lamissia





Votre avis : Les contrôles de la police et de la gendarmerie ont été interdits qu’en pensez-vous ?

« Ça va mieux » : Vincent Nomo, commerçant Le délégué général à la sûreté nationale a pris des décisions courageuses. Il a constaté que la majorité des policiers et gendarmes ne respectaient pas les règles de la profession et ça va mieux. Je crois que c’est le cas pour les autres entreprises publiques qui emploient le personnel véreux : il y a un moment pour faire la toilette et je pense que c’est le cas actuellement avec la police. Depuis qu’on leur a interdit des contrôles, les agressions sont moins fréquentes. Il ne faut pas quand même que cette mesure soit définitive, c’est nécessaire que les meilleurs policiers reviennent diriger la circulation.

 

«Les tracasseries sont finies» : Benjamin Feuzeu, chauffeur

C’est une bonne chose, parce qu’il n y a plus de tracasseries sur les routes. Cette mesure ne doit pas être définitive, parce que les Camerounais vont commencer à réfléchir pour instaurer d’autres formes d’insécurité dans les taxis, en sachant qu’ils ne seront pas traqués. Là où vivent plusieurs individus venant de plusieurs coins et éduqués différemment, il leur faut un gardien pour mettre de temps en temps de l’ordre ; c’est le cas dans nos routes. Une fois que les policiers seront à nouveau sur les routes, ils doivent être responsables.

 

« Ils doivent revenir » : Apollinaire Mila, photographe

Si les gens continuent de penser que la police ne fait pas du bon travail sur nos routes c’est ingrat. Il y a des problèmes que le délégué général à la sûreté nationale a constatés il doit être actuellement en train de les résoudre. Les routes de Yaoundé et les autres villes du pays ne peuvent pas être en sécurité sans les forces de maintien de l’ordre. Il faut seulement choisir les postes précis où ils devront se tenir. non pas qu’on retrouve sur un quartier les gendarmes et les policiers qui se discutent les postes de contrôle. Ils doivent revenir

 

« Les chauffeurs de taxi sont heureux » : Jules Monkam, mécanicien

L’interdiction de contrôler les automobilistes sur les routes arrange uniquement les chauffeurs de taxi. Depuis que cette mesure a été prise par le délégué général à la sûreté nationale, l’embouteillage est devenu rebelle. Les policiers sont payés pour faire ce travail qu’on leur a interdit, je ne sais plus ce qu’ils font désormais dans leur bureau. Il faut qu’ils retrouvent rapidement leur poste de travail pour résoudre le problème d’embouteillage et l’insécurité qui s’accroît tous les jours.

 

Propos recueillis par Prince Nguimbous (stagiaire)

Commentaires (0)Add Comment

Ecrivez un commentaire
Réduire l'éditeur | Agrandir l'éditeur

security code
Entrez les caractères affichés


busy
Ecoutez la Radio!

SONDAGE

Sanction d'Eto'o par la Fecafoot.Quel commentaire!



 

NOTRE STAFF

  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF

Publicité

Météo

Entrez une ville:  

Restez connecté