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La décision de Bangui est très mal accueillie par les ressortissants centrafricains de la capitale économique du Cameroun. Jeudi 13 Janvier 2011. Silence de cimetière à la rue Joffre au quartier Akwa. Le coin accueille les grands magasins de la ville appartenant aux ressortissants centrafricains.
Au siège de la société de sécurité « panthère Security » au quartier Bonapriso, la plupart des agents sont des centrafricains. Ils assurent la sécurité à longueur de journée et de nuit devant les entreprises et les domiciles. Is ne se ménagent pas en parlant de politique. Jacques Kassem est âgé de 22 ans. Il s’était déjà fait enregistrer et n’attendait que le jour de l’élection. «Cette année aurait pu être la première fois de voter. En 2005, je n’avais pas encore l’âge. On m’a dit que les élections seront annulées à Douala. Je suis très triste. Nous, citoyens, avons fait notre travail en allant s’inscrire.
Il revenait à notre gouvernement d’arranger tous les problèmes. Ceci est un acte de négligence. Il ne faut pas que ce qui est arrivé en Côte d’Ivoire nous arrive » souhaite- t- il. Deux de ses compatriotes se montrent prudents. Ils acceptent parler sous le couvert de l’anonymat. « Ici, à Douala, lorsqu’on pose des problèmes qui nous concernent, ils ne lèvent pas le petit doigt. Tous ici, nous faisons de petits travaux comme garçon de course, chauffeur, maçon et vendeur ambulant. Beaucoup ont des revenus de 30 000 francs cfa par mois. Nous avons interpellé nos dirigeants pour des problèmes de carte d’identité et carte de séjour que nous trouvons chers payés au Cameroun ; mais personnes n’a rien dit. Maintenant, on annule les élections sans rien dire à personne. On se fiche de nous » entend on. Ce même sentiment de rejet et d’abandon est observé chez d’autres centrafricains. Les larmes aux yeux, ils citent parfois les noms de leurs frères qui ont préféré quitté le Cameroun pour rentrer chez eux, afin éviter les problèmes avec la police.
