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Le représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’Agriculture au Cameroun s’est ouvert à notre reporter le 18 janvier après le passage de Paul Biya au village du Comice lors de la visite des stands d’exposition.
Qu’est-ce qui amène la Fao au Comice agro-pastoral d’Ebolowa ?
De par sa mission qui est de lutter contre la faim dans le monde, la Fao se devait d’être au Comice; étant donné que le sigle même de la Fao signifie l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Et l’agriculture prise au sens large du terme, voulant dire production animale, santé animale, protection et production végétales, pêche, forêt, préservation de l’environnement et de la biodiversité.
Dans son discours d’ouverture de cet évènement, le chef de l’Etat a insisté sur la modernisation l’agriculture. Qu’est-ce que la Fao pourra apporter au Cameroun comme aide ?
En tant qu’organisation intergouvernementale, la Fao sera aux côtés du gouvernement camerounais pour l’atteinte des objectifs de la politique agricole qui ont été définis dans ce discours du président Paul Biya. Concrètement, ce que les Camerounais pourraient attendre, c’est d’abord assister le gouvernement dans la définition de politique et de stratégies, et également assister le gouvernement dans la mise en œuvre des projets spécifiques en particulier pour l’émergence de l’agriculture camerounaise afin de nourrir non seulement la population camerounaise. On importe pour plus de 500 milliards de francs Cfa de produits alimentaires. Vous l’avez entendu dans le discours du chef de l’Etat. Mais aussi pour être véritablement le grenier de l’Afrique centrale tel qu’indiqué également dans le discours du chef de l’Etat. Actuellement, nous assistons le gouvernement du Cameroun, en particulier le ministère de l’Industrie, des Mines et du Développement technologique qui a la responsabilité des normes au Cameroun, dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments afin que les produits camerounais soient de standard international et qu’ils puissent être exportés au-delà de la sous-région.
Ces objectifs peuvent-ils être atteints ?
Des objectifs de cette nature, certains peuvent être atteints à court terme, d’autres c’est vraiment à moyen et long termes. Parce que quand on parle de désenclavement des zones de production, ce n’est pas en une semaine ou en un mois que cela peut être fait. Évidemment pour pouvoir établir tous les marchés de collecte, cela prend également du temps. La réduction des pertes post-récolte et postproduction sont également importantes. La transformation et la conservation des produits alimentaires qui y concourent, sont également importantes. Et tout cela se fait graduellement.
Que pensez-vous de la qualité des produits présentés ?
J’ai visité très brièvement les produits. Ils sont véritablement de qualité très élevée et on peut être fier. Cela montre d’ailleurs tout le potentiel dont dispose l’agriculture camerounaise. Et on a l’habitude de dire que tout ce qui se mange en Afrique est produit au Cameroun, en termes de diversité de la production. Aussi vrai qu’une bonne partie de la production du Cameroun va en Centrafrique, au Gabon, au Tchad, en Guinée équatoriale et même au Nord du Nigeria.
